Réunis à Lungi, en Sierra Leone, à l'occasion de leur 69e sommet ordinaire, les chefs d'État de la CEDEAO ont officiellement « réaffirmé leur engagement à lancer la monnaie unique ECO en 2027 ».
Les dirigeants ont ainsi validé « une approche progressive qui permettra uniquement aux États membres répondant aux critères de convergence macroéconomique requis de participer à la première phase », tout en s'inscrivant dans la continuité d'un projet initié dès le 20 avril 2000 à Accra par la signature de la « Déclaration d'Accra sur une seconde zone monétaire ».
Présentée par les participants comme « un moteur essentiel de l'intégration économique régionale et de la croissance durable », cette future monnaie ambitionne de surmonter la fragmentation des systèmes monétaires ouest-africains.
Pour matérialiser cette ambition, le sommet a acté des avancées concrètes, se félicitant « des progrès accomplis grâce aux consultations entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales » ainsi que de « l'enregistrement de la marque ECO auprès de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle ».
De plus, les structures d'accompagnement s'appuient sur l'héritage institutionnel prévu par les textes, incluant l'établissement de « l'Institut Monétaire de West Africa » et la mise en place d'un « Conseil de convergence » chargé de la surveillance mutuelle.
Sur le plan technique, la viabilité de cette union repose traditionnellement sur le respect de paramètres stricts, tels que « un taux d'inflation inférieur à 5 % » et « un déficit budgétaire global (hors dons) ne dépassant pas 4 % du PIB ».
Les analyses et rapports rappellent toutefois les défis structurels du projet, soulignant par le passé « l'absence d'une banque centrale dotée d'un historique avéré de stabilité monétaire et de faible inflation » parmi les économies non-CFA.
Aujourd'hui, le déploiement de l'ECO se heurte en outre à de nouvelles incertitudes géopolitiques et régionales. La question de « la participation future du Burkina Faso, du Mali et du Niger » demeure entière « suite à leur retrait de la CEDEAO tout en conservant leur adhésion à l'UEMOA et en continuant d'utiliser le franc CFA ».
Pour parer à ces obstacles, les dirigeants ont formellement « chargé la Commission de la CEDEAO et l'Agence monétaire ouest-africaine de poursuivre les consultations sur les questions techniques en suspens », tout en convenant d'apporter un soutien spécifique « aux pays qui ont besoin de plus de temps pour satisfaire aux exigences d'adhésion ».
Les dirigeants ont ainsi validé « une approche progressive qui permettra uniquement aux États membres répondant aux critères de convergence macroéconomique requis de participer à la première phase », tout en s'inscrivant dans la continuité d'un projet initié dès le 20 avril 2000 à Accra par la signature de la « Déclaration d'Accra sur une seconde zone monétaire ».
Présentée par les participants comme « un moteur essentiel de l'intégration économique régionale et de la croissance durable », cette future monnaie ambitionne de surmonter la fragmentation des systèmes monétaires ouest-africains.
Pour matérialiser cette ambition, le sommet a acté des avancées concrètes, se félicitant « des progrès accomplis grâce aux consultations entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales » ainsi que de « l'enregistrement de la marque ECO auprès de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle ».
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