Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Publicité

​IA en Afrique : Comment le continent veut passer de consommateur à « co-créateur »



​IA en Afrique : Comment le continent veut passer de consommateur à « co-créateur »
L'intelligence artificielle (IA) représente un tournant pour l'Afrique, offrant une opportunité unique d'accélérer le développement durable et la renaissance culturelle.

Comme le souligne l'UNESCO, l'IA pourrait potentiellement « générer 1,2 milliards de dollars pour l'économie africaine d'ici 2030, soit l'équivalent de 6 % de son PIB ».

Cependant, cette expansion rapide se heurte à des obstacles structurels majeurs, tels qu'un taux de pénétration d'Internet limité à environ 37 % et une fuite estimée à « 70 000 professionnels qualifiés chaque année », entraînant une véritable « fuite des cerveaux et de l'innovation ».

Au cœur de cette chaîne de valeur mondiale de l'IA, de nombreux « étiqueteurs de données africains, modérateurs de contenu et travailleurs des plateformes » subissent une précarité alarmante.

 Soumis à un « management algorithmique qu'ils ne peuvent ni voir, ni interroger, ni contester », ces professionnels font face à des « cas documentés de salaires sous le seuil de pauvreté, d'exposition traumatisante à des contenus nuisibles et de comptes désactivés par des systèmes automatisés sans recours ni examen humain ».

Face à ces dérives, le paysage normatif a connu un tournant décisif en juin 2026 avec l'adoption par la Conférence internationale du travail de la « convention n° 193 sur un travail décent dans l'économie des plateformes ».

Ce texte pionnier pose des « garanties sur le management algorithmique, sur la suspension et la désactivation », tout en liant « le statut d'emploi à la réalité factuelle et non aux termes du contrat ». La mise en œuvre de ces dispositions constitue désormais un défi crucial pour l'intégration de normes protectrices dans les stratégies nationales et continentales.

Pour structurer cette transition, l'UNESCO déploie des initiatives d'envergure, notamment à travers sa méthodologie d'évaluation de la préparation (RAM) et l'élaboration de cadres de gouvernance adaptés.

L'organisation s'engage activement à « former 10 000 professionnels de niveau exécutif en Afrique sur l'IA » et à étendre ses programmes de renforcement des compétences et d'inclusion numérique.

En conjuguant la coopération multilatérale et l'adoption de normes éthiques strictes, l'Afrique ambitionne de s'affirmer non plus comme simple consommatrice, mais bien comme « co-créatrice de son avenir numérique ».

Fodé Bakary Camara

Lundi 20 Juillet 2026 - 15:21


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter