​Une djihadiste française condamnée à la perpétuité en Irak



Djamila Boutoutaou dit avoir découvert en Turquie que son mari était djihadiste.

La djihadiste française Djamila Boutoutaou, 29 ans, a été condamnée mardi à la prison à perpétuité pour appartenance au groupe Etat islamique (EI) par un tribunal de Bagdad.
 
Djamila Boutoutaou, qui a comparu dans un box grillagé en bois, vêtue d’une tunique rose et d’un foulard marron, a expliqué qu’elle était d’origine algérienne et qu’elle s’était « convertie à l’islam alors qu’elle était chrétienne ». Elle a affirmé être partie de France avec son mari « qui était chanteur de rap ».
 
« Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c’est en arrivant en Turquie que j’ai découvert que mon mari était un djihadiste. Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmenés, mes enfants et moi, vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave », a-t-elle encore raconté.
 
Son fils tué dans un bombardement
La famille a ensuite vécu dans le « califat » auto-proclamé de l’EI qui s’étendait depuis 2014 sur de larges pans de Syrie et d’Irak. Au cours de la contre-offensive menée par l’armée irakienne et ses alliés en 2017, Abdallah, fils de Djamila Boutoutaou, a été tué dans un bombardement, selon ses déclarations à la cour.
 
Une autre Française, Mélina Boughedir, 27 ans, a été condamnée en février à sept mois de prison, non pas au titre de la loi sur le terrorisme mais sur l’accusation de séjour illégal en Irak. Elle avait été aussitôt remise en liberté, car sa peine était couverte par sa détention préventive.
 
Plus d’une trentaine de femmes étrangères ont été jugées depuis le début de l’année en Irak. Il serait impossible de connaître le nombre de Françaises incarcérées dans le pays. Le chiffre de six (dont Mélina Boughedir) avait été avancé par le Quai d’Orsay avant d’être finalement démenti.

Le Parisien

Mardi 17 Avril 2018 - 13:44



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter