Le monde est entré dans l'ère de la « faillite mondiale de l'eau » alors que les systèmes d'approvisionnement dont dépendent six milliards de personnes et la moitié de la production alimentaire mondiale sont poussés au-delà du point de rétablissement, selon un rapport de l'Université des Nations Unies (UNU). Ce rapport marque la première fois que des scientifiques de l'ONU déclarent les systèmes d'approvisionnement en eau « en faillite » plutôt que « sous tension » ou « en crise ». Cette distinction dénote des dommages irréversibles aux cycles naturels de l'eau, par opposition aux pénuries aiguës et temporaires dues à des facteurs météo, une forte demande ou des chocs économiques.
« Ce rapport révèle une vérité dérangeante : de nombreuses régions vivent au-delà de leurs capacités hydrologiques, et de nombreux systèmes d'approvisionnement en eau essentiels sont déjà en faillite », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l'Institut de l'eau, de l'environnement et de la santé de l'Université des Nations Unies (UNU-INWEH) et principal auteur du rapport. « Si nous continuons à gérer ces défaillances comme des crises temporaires avec des solutions à court terme, nous ne ferons qu'aggraver les dégâts écologiques et alimenter les conflits sociaux », a ajouté Madani. «Nous devons agir car la pénurie d'eau est une question de justice et de sécurité. Le coût du dépassement hydrologique auquel le monde est confronté pèse de manière disproportionnée sur ceux qui peuvent le moins le supporter», précise-t-il encore.
Selon ONU-Eau, plus de 1,42 milliard de personnes, dont 450 millions d'enfants, vivent déjà dans des zones de vulnérabilité hydrique élevée. Les violences liées à l'eau ont presque doublé, passant de 235 incidents en 2022 à 419 en 2024, selon le Pacific Institute. Sur le plan sanitaire, l'eau insalubre et le manque d'assainissement tuent environ 3,5 millions de personnes par an. L'OMS estime que 900 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de maladies diarrhéiques causées par l'eau contaminée soit un enfant toutes les deux minutes. L'agriculture représente 72 % des prélèvements mondiaux d'eau. Un tiers du riz, du blé et du maïs produits dans le monde est cultivé dans des régions souffrant de stress hydrique. Pour nourrir 10 milliards d'habitants en 2050, le monde devra produire 56 % de calories en plus, alors même que les ressources s'épuisent. « Il faut dissocier la croissance de l'eau», conclut Madani.
Le rapport de l'ONU a été publié en amont des réunions de haut niveau qui se sont tenues la semaine dernière, à Dakar, afin de préparer l'ordre du jour de la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026, prévue en décembre aux Émirats arabes unis. Il appelle les États membres à reconnaître formellement la faillite des ressources en eau et d’établir des cadres de surveillance mondiaux. Le rapport appelle également à considérer les investissements dans l'eau comme essentiels aux objectifs de climat, de biodiversité et de sécurité alimentaire. « Déclarer faillite ne signifie pas abandonner, mais repartir à zéro. En reconnaissant la réalité de la pénurie d'eau, nous pouvons enfin faire les choix difficiles qui protégeront les populations, les économies et les écosystèmes », a précisé Madani.
« Ce rapport révèle une vérité dérangeante : de nombreuses régions vivent au-delà de leurs capacités hydrologiques, et de nombreux systèmes d'approvisionnement en eau essentiels sont déjà en faillite », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l'Institut de l'eau, de l'environnement et de la santé de l'Université des Nations Unies (UNU-INWEH) et principal auteur du rapport. « Si nous continuons à gérer ces défaillances comme des crises temporaires avec des solutions à court terme, nous ne ferons qu'aggraver les dégâts écologiques et alimenter les conflits sociaux », a ajouté Madani. «Nous devons agir car la pénurie d'eau est une question de justice et de sécurité. Le coût du dépassement hydrologique auquel le monde est confronté pèse de manière disproportionnée sur ceux qui peuvent le moins le supporter», précise-t-il encore.
Selon ONU-Eau, plus de 1,42 milliard de personnes, dont 450 millions d'enfants, vivent déjà dans des zones de vulnérabilité hydrique élevée. Les violences liées à l'eau ont presque doublé, passant de 235 incidents en 2022 à 419 en 2024, selon le Pacific Institute. Sur le plan sanitaire, l'eau insalubre et le manque d'assainissement tuent environ 3,5 millions de personnes par an. L'OMS estime que 900 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de maladies diarrhéiques causées par l'eau contaminée soit un enfant toutes les deux minutes. L'agriculture représente 72 % des prélèvements mondiaux d'eau. Un tiers du riz, du blé et du maïs produits dans le monde est cultivé dans des régions souffrant de stress hydrique. Pour nourrir 10 milliards d'habitants en 2050, le monde devra produire 56 % de calories en plus, alors même que les ressources s'épuisent. « Il faut dissocier la croissance de l'eau», conclut Madani.
Le rapport de l'ONU a été publié en amont des réunions de haut niveau qui se sont tenues la semaine dernière, à Dakar, afin de préparer l'ordre du jour de la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026, prévue en décembre aux Émirats arabes unis. Il appelle les États membres à reconnaître formellement la faillite des ressources en eau et d’établir des cadres de surveillance mondiaux. Le rapport appelle également à considérer les investissements dans l'eau comme essentiels aux objectifs de climat, de biodiversité et de sécurité alimentaire. « Déclarer faillite ne signifie pas abandonner, mais repartir à zéro. En reconnaissant la réalité de la pénurie d'eau, nous pouvons enfin faire les choix difficiles qui protégeront les populations, les économies et les écosystèmes », a précisé Madani.
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