Selon l’armée congolaise, une compagnie des forces armées rwandaises a fait incursion à Kibumba. Elle se serait même approchée à environ 200 mètres de la route nationale 2 et aurait occupé brièvement six villages.
Sans évoquer la cause de cet incident, le porte-parole des FARDC dans la région rapporte aussi des scènes de pillage dont se seraient rendus coupables les militaires rwandais.
Vincent Karega, ambassadeur rwandais en poste à Kinshasa, balaye cette version, minimise l’incident et nie toute incursion de l’armée de son pays dans cette partie du territoire congolais.
D’après son récit, à la poursuite d’un individu portant un colis suspect, un militaire rwandais aurait par inadvertance traversé illégalement la frontière et se serait retrouvé du côté congolais. Il explique la situation par la difficulté de reconnaître facilement les limites entre les deux pays dans cette zone. Il rejette également la thèse d’échange de tirs et parle de coups de feu tirés en l’air par les deux camps.
Échange de tirs et déplacements massifs de population
Selon des sources indépendantes, tout est parti de l’interpellation par l’armée congolaise de deux militaires rwandais qui se sont retrouvés sur le sol congolais illégalement. Il s’en est suivi un échange de tirs provoquant des déplacements massifs de populations congolaises.
À l’arrivée d’une unité des casques de bleu de la Monusco sur place, la situation s’était déjà stabilisée. Les populations déplacées regagnent progressivement leurs villages depuis lundi après-midi.
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