A Alger, boulevard Mohamed V, place de la Grande Poste, place Maurice-Audin, c'est une marée humaine qui a envahi toute l'après-midi les lieux emblématiques de la capitale. Les slogans se sont adaptés aux annonces de lundi : « On voulait des élections sans Bouteflika on se retrouve avec Bouteflika et sans élections », ou encore « Boutef, la colle qui colle très fort ». Slogan aussi contre le président français qui s'est exprimé cette semaine sur la situation, avec cette pancarte « Macron occupe toi de tes "gilets jaunes" ».
« Vous faites semblant de comprendre, on fait semblant de vous écouter ». Ce slogan dit tout de la réponse des Algériens. Ils l'ont dit et répété : ils n'ont pas été entendus et se sentent manipulés. La conférence de presse donnée jeudi matin par Noureddine Bedoui et Ramtane Lamamra, le nouveau duo nommé à la primature, n'a pas non plus répondu à leurs attentes.
Des logos détournés, des caricatures, les Algériens se sont illustrés une fois de plus par leur grande imagination, reflet de leur colère. En fin de journée, des dérapages ont été signalés dans au moins un quartier d'Alger : jets de pierres contre gaz lacrymogène.
Toute la journée, les manifestants ont pourtant veillé à ce que les marches restent pacifiques. Des appels avaient été lancés également pour que les marcheurs évitent de se diriger vers la présidence de la République pour éviter tout affrontement. Plusieurs vidéos ont circulé montrant des manifestants saluant les forces anti-émeutes ou encore de policiers esquissant un sourire au contact des manifestants.
La détermination était similaire dans les autres villes. Et même à Tlemcen, fief d'Abdelaziz Bouteflika, où les habitants n'ont pas hésité à descendre eux aussi dans la rue, malgré l'important dispositif policier.
C’est effectivement historique, parce que nous sommes en train de nous venger du sort de ce pouvoir fédéral qui a fait croire à tout le monde que nous complices avec ce pouvoir...
Les Algériens se disent plus déterminés que jamais à maintenir la pression. Comme cet habitant d'Oran, Azeddine Salmi. « Nous, on manifeste contre le système en place, explique-t-il. On rejette en bloc toutes les annonces qui ont été faites. On veut tout simplement une évolution, un changement, qu'on passe le flambeau à une autre génération, à une autre catégorie de gens, à des personnes qui sauront mieux gérer le pays et tout particulièrement les jeunes. »
Quelle va être maintenant la réponse du pouvoir ? C'est la question qui se pose. La seule communication qui a été faite pour l'instant est celle de l'agence de presse officielle. Sans s'étendre en détail sur cette journée, l'APS n'a pas pu faire autrement que de relayer la contestation. « D'imposantes marches à Alger et dans plusieurs wilayas », titrait vendredi soir l'organe officiel, rappelant que les protestataires réclamaient un changement profond du système.
« Vous faites semblant de comprendre, on fait semblant de vous écouter ». Ce slogan dit tout de la réponse des Algériens. Ils l'ont dit et répété : ils n'ont pas été entendus et se sentent manipulés. La conférence de presse donnée jeudi matin par Noureddine Bedoui et Ramtane Lamamra, le nouveau duo nommé à la primature, n'a pas non plus répondu à leurs attentes.
Des logos détournés, des caricatures, les Algériens se sont illustrés une fois de plus par leur grande imagination, reflet de leur colère. En fin de journée, des dérapages ont été signalés dans au moins un quartier d'Alger : jets de pierres contre gaz lacrymogène.
Toute la journée, les manifestants ont pourtant veillé à ce que les marches restent pacifiques. Des appels avaient été lancés également pour que les marcheurs évitent de se diriger vers la présidence de la République pour éviter tout affrontement. Plusieurs vidéos ont circulé montrant des manifestants saluant les forces anti-émeutes ou encore de policiers esquissant un sourire au contact des manifestants.
La détermination était similaire dans les autres villes. Et même à Tlemcen, fief d'Abdelaziz Bouteflika, où les habitants n'ont pas hésité à descendre eux aussi dans la rue, malgré l'important dispositif policier.
C’est effectivement historique, parce que nous sommes en train de nous venger du sort de ce pouvoir fédéral qui a fait croire à tout le monde que nous complices avec ce pouvoir...
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