Le dernier rapport de l'agence de notation S&P Global brosse un portrait contrasté de la solvabilité des États africains. Si certains poids lourds confirment leur solidité, d'autres s'enfoncent dans une zone d'incertitude critique, marquée par des révisions de données budgétaires et des processus de restructuration de dette. Le Maroc, l'Île Maurice et le Botswana conservent leur statut d'investissement (Investment Grade). Avec des notes oscillant autour de BBB-, ces nations restent les destinations les plus sûres pour les investisseurs internationaux. Le Botswana, malgré une perspective négative, demeure l'un des rares pays du continent à afficher une telle stabilité de signature.
Le Sénégal voit sa note fixée à CCC+ avec une mention "Watch Dev" (sous surveillance). Cette situation fait suite aux révélations sur l'état réel des finances publiques. L'agence attend des gages de transparence et de rigueur avant de stabiliser la note, plaçant le pays dans une position fragile sur les marchés de capitaux. À l'inverse, une dynamique positive semble s'enclencher pour les trois plus grandes économies du continent. L'Afrique du Sud (BB+) et le Nigéria (B-) bénéficient tous deux d'une perspective positive. La RDC confirme également cette tendance, signe que les réformes structurelles ou la gestion des ressources naturelles commencent à rassurer les analystes, malgré des notes globales qui restent en territoire spéculatif.
L'Éthiopie est maintenue en SD (Défaut Sélectif), témoignant des difficultés persistantes à sortir de l'impasse avec ses créanciers. Le Burkina Faso, le Congo-Brazzaville, le Tchad et le Mozambique restent ancrés dans la catégorie CCC+, reflétant une vulnérabilité extrême aux chocs extérieurs. La dualité du marché africain s'accentue. Alors que l'accès au financement devient plus fluide pour les pays notés BB et plus, ceux piégés dans la catégorie CCC font face à des coûts d'emprunt prohibitifs, rendant la gestion de leur dette publique de plus en plus complexe.
Le Sénégal voit sa note fixée à CCC+ avec une mention "Watch Dev" (sous surveillance). Cette situation fait suite aux révélations sur l'état réel des finances publiques. L'agence attend des gages de transparence et de rigueur avant de stabiliser la note, plaçant le pays dans une position fragile sur les marchés de capitaux. À l'inverse, une dynamique positive semble s'enclencher pour les trois plus grandes économies du continent. L'Afrique du Sud (BB+) et le Nigéria (B-) bénéficient tous deux d'une perspective positive. La RDC confirme également cette tendance, signe que les réformes structurelles ou la gestion des ressources naturelles commencent à rassurer les analystes, malgré des notes globales qui restent en territoire spéculatif.
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