Selon le dernier rapport de l'agence de notation S&P Global, l’année 2025 a marqué le grand retour des émetteurs souverains africains sur la scène internationale. Après une année 2024 sous tension, les conditions de financement se sont assouplies pour les États africains. Le coût moyen de l'emprunt s'est établi à 7,7 % en 2025, soit une baisse significative de 100 points de base sur un an. S&P Global explique cette bouffée d'oxygène par une meilleure réputation des signatures souveraines et des stratégies d'optimisation financière agressives. Le volume global des émissions a bondi, passant de 12,85 milliards de dollars en 2024 à 18 milliards de dollars US (auxquels s'ajoutent 2 milliards d'euros) en 2025.
Le paysage du crédit reste toutefois contrasté. Le Maroc, seul pays à solliciter la monnaie unique a levé 2 milliards d’euros au taux record de 4,3 %, consolidant ses liens avec l'UE. L'Afrique du Sud a capté 3,5 milliards de dollars à 6,69 %, s'offrant une maturité exceptionnelle de 21 ans. Après quatre ans d'absence, l’Egypte a levé 2 milliards de dollars en janvier (9,04 %), complétés par un Sukuk de 2,5 milliards à un taux plus avantageux de 7,16 %. Le Nigéria et le Kenya ont levé respectivement 2,35 et 3 milliards de dollars, à des taux avoisinant les 9 % pour Lagos. L'Angola et la Côte d'Ivoire, émetteurs de taille moyenne, ont levé chacun 1,75 milliard de dollars, à un taux d'intérêt similaire à celui de l'Égypte pour l'Angola et à 6,4 % pour la Côte d'Ivoire grâce à un swap de change euro-dollar.
Le Bénin s'est distingué par une utilisation des swaps de devises. En convertissant son émission dollar en euro, le pays a ramené son taux de 8,375 % à seulement 6,48 %. Cette dynamique s'est poursuivie début 2026 avec un premier Sukuk international de 500 millions de dollars, lequel a suscité une demande colossale de 7 milliards de dollars, confirmant l'appétit des investisseurs pour les produits compatibles avec la Charia. Il faut noter que les émissions durables internationales ont ralenti après le record de 2024. Les gouvernements privilégient désormais leurs marchés domestiques.
Le paysage du crédit reste toutefois contrasté. Le Maroc, seul pays à solliciter la monnaie unique a levé 2 milliards d’euros au taux record de 4,3 %, consolidant ses liens avec l'UE. L'Afrique du Sud a capté 3,5 milliards de dollars à 6,69 %, s'offrant une maturité exceptionnelle de 21 ans. Après quatre ans d'absence, l’Egypte a levé 2 milliards de dollars en janvier (9,04 %), complétés par un Sukuk de 2,5 milliards à un taux plus avantageux de 7,16 %. Le Nigéria et le Kenya ont levé respectivement 2,35 et 3 milliards de dollars, à des taux avoisinant les 9 % pour Lagos. L'Angola et la Côte d'Ivoire, émetteurs de taille moyenne, ont levé chacun 1,75 milliard de dollars, à un taux d'intérêt similaire à celui de l'Égypte pour l'Angola et à 6,4 % pour la Côte d'Ivoire grâce à un swap de change euro-dollar.
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