Dans un rapport sous le titre « Tuer au nom de la justice : la peine de mort en Arabie saoudite », l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty iternational énumère ce qu'elle considère comme des « imperfections » du système judiciaire saoudien.
« Entre janvier et aujourd'hui, il y a eu au moins 102 exécutions, alors qu'en 2014, pour toute l'année, il y en avait eu 90. Il y a donc une augmentation évidente du nombre d'exécutions. En moins d'un an, nous avons relevé au moins 175 exécutions, ce qui veut dire qu'il y a une exécution en moyenne tous les deux jours », explique Anne Denis, responsable de la Commission abolition de la peine de mort à Amnesty International.
Et ces exécutions se font le plus souvent par décapitation à l'aide d'un sabre sur des places publiques. Ce système, basé sur la charia (loi islamique), ne dispose pas d'un code criminel. La définition des crimes et des peines est donc soumises à des interprétations du juge, qui du coup bénéficie de pouvoirs discrétionnaires.
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