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Au Ghana, la grève des enseignants se poursuit après l'échec des négociations



Au Ghana, la grève des enseignants se poursuit après l'échec des négociations
Au Ghana, la grève des enseignants se poursuit pour une deuxième semaine. Les négociations de mardi 6 octobre se sont terminées sans accord, et les discussions doivent reprendre ce mercredi. Les enseignants réclament notamment le paiement de promotions non suivies d'augmentations. Le gouvernement promet de verser les sommes dues avant le 30 octobre. Si trois grandes revendications sont sur la table, les doléances des enseignants, elles, vont au-delà.

Le premier motif de colère est la convention collective des enseignants, qui fixe leurs conditions de travail. Elle a expiré en juin et, plus de trois mois après, elle n'a toujours pas été renouvelée.
 
Le deuxième concerne les promotions. Selon l'Association nationale des enseignants, environ 80 000 professeurs ont accédé à un grade supérieur cette année, sans toucher l'augmentation qui va avec.
 
Enfin, les syndicats réclament une indemnité de 20 % pour les enseignants des zones défavorisées, explique Isaac Baah, responsable des rémunérations à l'Association nationale des enseignants : « John Mahama avait promis que, s'il était élu, il appliquerait cette indemnité en priorité. Cela fait maintenant 18 à 19 mois que son gouvernement est au pouvoir, et elle n'a toujours pas été mise en place. »
 
Le gouvernement, lui, invoque des difficultés de traitement des dossiers pour expliquer le retard des augmentations. Pour l'indemnité, il veut d'abord vérifier les bénéficiaires, avant un versement envisagé en janvier prochain.

Des élèves en examen pénalisés

Pour George Tackie, observateur ghanéen, le problème est budgétaire. Il met en cause le coût de la gratuité de l'enseignement secondaire : « Pourquoi n'arrivent-ils pas à payer les enseignants ? Parce que l'argent manque. Et où va l'argent ? Dans la gratuité de l'enseignement secondaire. S'il faut demander aux familles de payer la moitié des frais scolaires pour alléger la charge sur le budget de l'État, pourquoi pas ? Cela permettrait de financer d'autres besoins. »
 
George Tackie s'inquiète surtout pour les élèves qui préparent leurs examens de fin d'études. Leur temps de préparation se réduit, et le retard à rattraper s'accumule.

RFI

Mercredi 7 Octobre 2026 - 14:25


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