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Au Liberia, la «crainte» des autorités face à l'émergence d'une nouvelle milice peule

Au Liberia, une polémique émerge autour d’un groupe d’autodéfense peul, le « National Fula Security of Liberia ». Pour faire la lumière sur ce mouvement, la Chambre des représentants convoque ce lundi 23 février le ministre de la Justice, le directeur de l’Agence nationale de sécurité et l’inspecteur général de la police. En cause, la diffusion d’une vidéo montrant des hommes en tenues militaires, qui fait craindre l’émergence d’une nouvelle force à connotation ethnique.



Sur les réseaux sociaux, on voit des hommes rassemblés sous le nom de « National Fula Security of Liberia ». Au garde à vous, les mains dans le dos, parés d’habits qui ne sont pas sans rappeler ceux des forces de l’ordre, ces hommes disent faire partie d’une société de sécurité privée.

Dans la presse libérienne, ces images ont vite été interprétées comme des scènes d’entraînement, ravivant la « crainte » d’une milice à connotation ethnique. Un sujet sensible, dans un pays marqué par deux guerres civiles.

Le ministère de la Justice a réagi en ordonnant l’arrêt immédiat des activités du groupe. Dans un communiqué, il assure n’avoir délivré aucune autorisation et rappelle que toute organisation de sécurité doit être encadrée par l’État.

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Mais les responsables peuls contestent. Interrogé par RFI, le blogueur Alimu Sow, explique que l’initiative existe depuis 2009. Elle a été créée pour protéger les fidèles pendant les prières nocturnes du ramadan, et « des vols et agressions qui augmentent pendant cette période ». Selon lui, les images diffusées ne correspondent pas à un entraînement paramilitaire, la vidéo a été tournée durant un atelier.

Ce lundi, la Chambre des représentants veut donc clarifier le statut légal du groupe, son ampleur, et ce que savaient — ou non — la police et l’Agence nationale de sécurité.

RFI

Lundi 23 Février 2026 - 09:01


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