Plus de 150 véhicules incendiés, une centaine de commerces ravagés par les flammes, des journalistes, des policiers ou des passants attaqués, et laissés en sang sur le pavé. C'est à un véritable carnage que se sont livrés les militants fondamentalistes du Hefajat-e-Islam, soutenus par ceux du plus grand parti islamiste du Bangladesh, le Jamaat-e-islami. Selon les informations recueillies par RFI, en milieu d'après-midi, hier dimanche, le dirigeant du Hefajat Ahmad Shafi aurait voulu demander à ses troupes de quitter la capitale comme prévu. Mais ce serait suite à la pression des responsables de l'opposition parlementaire qu'il se serait finalement abstenu, provoquant cette confrontation violente avec les policiers. Depuis trois mois, le Bangladesh est profondément divisé entre la jeunesse qui manifeste pour demander l'interdiction du parti islamiste et violent du Jamaat et ces groupes religieux qui se radicalisent. Ces derniers sont directement soutenus par le principal parti de l'opposition, qui exige la démission du gouvernement. Et semble prêt à faire sombrer le Bangladesh dans le chaos pour y arriver.
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