Dans le secteur sanitaire, des réformes ont été engagées, qui prévoient notamment des soins gratuits pour les plus pauvres, ou une assurance maladie obligatoire à compter du 1er janvier prochain. Mais jusqu'à présent, les Cotonois disent sentir le poids des dépenses sanitaires.
Sylvestre, 70 ans, est assis sur un banc, avec ses amis chauffeurs. Lui ne travaille pas en ce moment en raison de problèmes aux yeux, qu’il soigne grâce à une ONG. Il explique avoir dû récemment renoncer à des soins, en raison de leur coût : « Je vais dans les cliniques avec mes propres moyens. C’est difficile pour moi. La nuit, j’avais mal à la tête. Je suis parti dans un petit hôpital et ils m’ont demandé de voir un cardiologue à 11 000 francs CFA [près de 17 euros]. J’ai dit, je n’ai pas les moyens. Je suis rentré à la maison et je me suis calmé moi-même avec mes propres moyens ». Sylvestre n’a pas souscrit d’assurance maladie jusqu’à présent car il estime ne pas en avoir les moyens.
« La santé n’a pas de prix…»
A quelques mètres de lui, une jeune femme de 21 ans explique qu’elle se rend dans les structures publiques, quand elle a besoin de se faire soigner. Son père est fonctionnaire, une partie des soins est donc prise en charge : « On a les soins gratuitement et après le médecin nous prescrit des médicaments. On va à la pharmacie et là on est à nos frais. Parfois, on n’y va pas parce que les montants sont trop élevés. On essaie de voir par rapport à notre budget ».
L’idée d’une assurance maladie obligatoire fait réfléchir Alfred, jeune conducteur de taxi moto. Comme d’autres Cotonois interrogés, il attend de connaître les contours exacts de cette nouvelle mesure, pour se prononcer. Il conclut : « Même si les soins sont parfois chers, tu dois payer, car la santé n’a pas de prix ».
Sylvestre, 70 ans, est assis sur un banc, avec ses amis chauffeurs. Lui ne travaille pas en ce moment en raison de problèmes aux yeux, qu’il soigne grâce à une ONG. Il explique avoir dû récemment renoncer à des soins, en raison de leur coût : « Je vais dans les cliniques avec mes propres moyens. C’est difficile pour moi. La nuit, j’avais mal à la tête. Je suis parti dans un petit hôpital et ils m’ont demandé de voir un cardiologue à 11 000 francs CFA [près de 17 euros]. J’ai dit, je n’ai pas les moyens. Je suis rentré à la maison et je me suis calmé moi-même avec mes propres moyens ». Sylvestre n’a pas souscrit d’assurance maladie jusqu’à présent car il estime ne pas en avoir les moyens.
« La santé n’a pas de prix…»
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