Au nord du Bénin, dans certaines communautés, un enfant qui naît par le siège ou les pieds, avec des malformations, dont la maman meurt en couches est considéré comme un sorcier. Selon la croyance, il va amener le mal dans sa famille et il est éliminé ou abandonné. Depuis plus de 10 ans, les pères franciscains et de nombreuses ONG sensibilisent contre cette pratique. Elle a beaucoup diminué, mais elle existe toujours. C’est ce que montre la première grande enquête qui fait l’état des lieux. Commandée par les franciscains, avec l’appui de l’Unicef et de l’ambassade de France, elle a été rendue publique mardi 2 octobre. Même s’il est difficile d’avoir des chiffres, elle estime que 11 enfants sur 100 sont taxés de sorciers et 10 % d’entre eux sont victimes de mauvais traitement pouvant conduire à la mort.
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