Au Burkina Faso, les circonstances de l'attaque des villages de Kourakou et Tondobi sont désormais davantage connues. Dans la nuit du 6 au 7 avril 2023, ces deux localités de la commune de Seytenga, dans la région du Sahel, au Nord du pays, ont subi l'assaut de plusieurs hommes armés.
Dans un communiqué publié le 8 avril, le gouverneur de la région du Sahel a donné un bilan de 44 victimes. Cette attaque est venue en représailles d'une tentative de vol qui a mal tourné.
Des représailles
Quarante-huit heures avant, deux hommes armés avaient tenté de voler du bétail dans le village de Kourakou. Mais ils s’étaient heurtés à la résistance des populations. Celles-ci ont répliqué, tuant l'un d'entre eux.
Certains habitants ont décrit ces deux hommes comme des combattants de l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Mais il est difficile de faire la part des choses dans cette partie du Burkina Faso où les intérêts de réseaux criminels rejoignent ceux des hommes armés.
« Seytenga est encerclée »
Pour l'heure, les populations jouissent d'un calme, qu'elles estiment relatif. Car, d'après des sources locales, les groupes armés sont installés à quelques kilomètres de Seytenga.
Depuis plusieurs mois, les terroristes ont demandé aux populations de déguerpir et ont réquisitionné des villages entiers. « Seytenga est encerclée », confiait ce 10 avril à RFI un membre de la société civile, qui évoque un véritable harcèlement des hommes armés. Ils attaquent notamment sur la route, entre Dori à l'Ouest et Tera, de l'autre côté de la frontière au Niger.
En juin dernier, la ville de Seytenga elle-même avait été victime des hommes armés ; 86 personnes avaient été tuées.
Dans un communiqué publié le 8 avril, le gouverneur de la région du Sahel a donné un bilan de 44 victimes. Cette attaque est venue en représailles d'une tentative de vol qui a mal tourné.
Des représailles
Quarante-huit heures avant, deux hommes armés avaient tenté de voler du bétail dans le village de Kourakou. Mais ils s’étaient heurtés à la résistance des populations. Celles-ci ont répliqué, tuant l'un d'entre eux.
Certains habitants ont décrit ces deux hommes comme des combattants de l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Mais il est difficile de faire la part des choses dans cette partie du Burkina Faso où les intérêts de réseaux criminels rejoignent ceux des hommes armés.
« Seytenga est encerclée »
Pour l'heure, les populations jouissent d'un calme, qu'elles estiment relatif. Car, d'après des sources locales, les groupes armés sont installés à quelques kilomètres de Seytenga.
Depuis plusieurs mois, les terroristes ont demandé aux populations de déguerpir et ont réquisitionné des villages entiers. « Seytenga est encerclée », confiait ce 10 avril à RFI un membre de la société civile, qui évoque un véritable harcèlement des hommes armés. Ils attaquent notamment sur la route, entre Dori à l'Ouest et Tera, de l'autre côté de la frontière au Niger.
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