Au Burkina Faso, un Français a été interpellé le 28 juillet par les services de renseignements. Il est depuis détenu dans un lieu inconnu. Jean-Christophe Pégon est le directeur au Burkina de l'ONG Inso, qui fournit des informations sécuritaires aux organisations humanitaires. Le Français est soupçonné d'espionnage par le régime militaire en place. Quatre salariés burkinabè d'Inso ont à leur tour été arrêtés la semaine dernière.
« Données à caractère sensible »
Mais les autorités militaires en place à Ouagadougou depuis le coup d'État d'octobre 2022 voient cette activité d'un mauvais œil. Trois jours après l'arrestation du directeur-pays d'Inso, Ouagadougou a suspendu le 31 juillet les activités de l'ONG pour trois mois renouvelables. Motif officiel : « collecte de données à caractère sensible sans autorisation préalable, contrairement à son objet d’assistance humanitaire ».
Tout comme ses alliés malien et nigérien de l'Alliance des États du Sahel, le régime du capitaine Traoré dénonce régulièrement des tentatives de coup d'État ou des conspirations internationales. Les trois régimes militaires putschistes ont également fait de la France leur bête noire commune. Un autre Français est d'ailleurs actuellement détenu au Mali depuis le 14 août : arrêté en même temps que des dizaines de militaires maliens, il est, comme eux, accusé de « tentative de déstabilisation ».
Précédents burkinabè
Au Burkina, un Français travaillant pour une entreprise minière australienne avait déjà été accusé d'espionnage l'été dernier. Il avait été relâché au bout de deux semaines. En 2023-2024, quatre agents de la DGSE française avaient été retenus prisonniers à Ouagadougou pendant plus d'un an. Ils étaient venus au Burkina dans le cadre d'une mission de coopération sécuritaire avec le pays, en lien avec les services burkinabè. C'est finalement une médiation du Maroc qui avait permis leur libération.
« Données à caractère sensible »
Mais les autorités militaires en place à Ouagadougou depuis le coup d'État d'octobre 2022 voient cette activité d'un mauvais œil. Trois jours après l'arrestation du directeur-pays d'Inso, Ouagadougou a suspendu le 31 juillet les activités de l'ONG pour trois mois renouvelables. Motif officiel : « collecte de données à caractère sensible sans autorisation préalable, contrairement à son objet d’assistance humanitaire ».
Tout comme ses alliés malien et nigérien de l'Alliance des États du Sahel, le régime du capitaine Traoré dénonce régulièrement des tentatives de coup d'État ou des conspirations internationales. Les trois régimes militaires putschistes ont également fait de la France leur bête noire commune. Un autre Français est d'ailleurs actuellement détenu au Mali depuis le 14 août : arrêté en même temps que des dizaines de militaires maliens, il est, comme eux, accusé de « tentative de déstabilisation ».
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