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Burkina Faso: une journée sous tension à Ouagadougou

La situation a été très tendue dans la capitale burkinabè ce samedi 27 novembre. Les forces de sécurité ont dispersé dans la matinée un rassemblement interdit de manifestants qui réclamaient la démission du président Roch Marc Christian Kaboré qu’ils jugent « incapable » d’enrayer la spirale de la violence jihadiste qui endeuille régulièrement le pays.



Le face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre a duré plusieurs heures autour de la mairie centrale de Ouagadougou.
 
Les manifestants, qui accusent le maire d’avoir requis les forces de sécurité pour empêcher leur regroupement, étaient déterminés à incendier les locaux de la mairie. Toutes leurs tentatives de s’approcher de l’édifice ont été repoussées à coups de gaz lacrymogène.
 
Dans les ruelles autour de la Place de la Nation, du siège du Fespaco, jusqu’à la Place des Nations unies, des barricades ont été érigées et des pneus incendiés.
 
Dans le quartier Patte d’Oie, un peu plus au sud, plusieurs barricades ont été dressées, et on a assisté également à des courses-poursuites entre manifestants et forces de sécurité. Certains manifestants ont tenté de saccager l’immeuble qui a abrité le quartier général de la campagne du président Roch Marc Christian Kaboré durant l’élection présidentielle de novembre 2020.
 
Signe de la tension, des journalistes ont eu maille à partir avec certains éléments des forces de sécurité. Deux journalistes ont été blessés. Pour les manifestants, il s’agissait d’apporter leur soutien aux soldats en lutte contre le terrorisme à travers leur sortie.
 
La tension était très vive durant la matinée, mais elle a baissé dans l'après-midi. Si le calme est revenu, les manifestants n’entendent pas abandonner leur lutte : demander une amélioration sécuritaire ou le départ du président Roch Marc Christian Kaboré. « Même s’il le faut, nous allons rester dans la rue durant des jours. Il faut que les choses changent », nous a confié un manifestant qui dirigeait un groupe. Les responsables de la coalition menacent de poursuivre leurs actions si les manifestants interpellés ne sont pas libérés.
 
En tout cas, ce n’était pas l'ambiance des jours ordinaires à Ouagadougou. La plupart des stations-services sont restées fermées toute la journée. Le marché central, poumon économique de la capitale, n’était pas accessible. Les grands et petits commerces ou encore les magasins ont baissé leurs rideaux.

RFI

Dimanche 28 Novembre 2021 - 13:38


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