Pas de haut responsable burundais pour lancer la campagne de vaccination, aucun discours officiel, seuls quelques personnels de santé et les premiers volontaires civils se sont présentés ce lundi aux bureaux du Programme élargi de vaccination à Bujumbura. Le seul centre de vaccination opérationnel pour le moment dans tout le pays.
« On a eu moins de 30 candidats au vaccin pour toute l’après-midi d’hier, car les gens ne savent pas comment c’est organisé », explique une source sur place. Il faut dire que dès la veille, le Premier ministre burundais, le général Alain-Guillaume Bunyoni avait annoncé la couleur, dans un discours où il n’a pas caché la méfiance de son gouvernement contre un vaccin « qui peut causer de graves conséquences sanitaires » à ceux qui acceptent d’être vaccinés.
« Si vous avez des problèmes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement en l’accusant de ne pas avoir prévenu sur les risques liés aux vaccins contre le Covid-19, a prévenu Alain-Guillaume Bunyoni. Bien sûr que nous ne pouvons empêcher ceux qui veulent se faire vacciner d’y aller, c’est leur droit, mais nous devons vous prévenir que parmi ceux qui l’ont fait à travers le monde, certains sont tombés malades, ils en sont morts. C’est pour ça que nous refusons de mettre en avant la campagne de vaccination, que même les spécialistes ne maîtrisent pas encore parfaitement. »
Gitega reste donc droit dans ses bottes : il n’y aura pas de campagne de sensibilisation à la vaccination dans le pays. En revanche, elle met à la disposition des volontaires un lien pour prendre un rendez-vous sur internet. Une solution peu pratique de l’avis de nombreux Burundais, dans un pays où seulement 5,2% de la population était connectée en 2019, selon la Banque mondiale. C’est l’un des taux les plus bas du monde.
« On a eu moins de 30 candidats au vaccin pour toute l’après-midi d’hier, car les gens ne savent pas comment c’est organisé », explique une source sur place. Il faut dire que dès la veille, le Premier ministre burundais, le général Alain-Guillaume Bunyoni avait annoncé la couleur, dans un discours où il n’a pas caché la méfiance de son gouvernement contre un vaccin « qui peut causer de graves conséquences sanitaires » à ceux qui acceptent d’être vaccinés.
« Si vous avez des problèmes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement en l’accusant de ne pas avoir prévenu sur les risques liés aux vaccins contre le Covid-19, a prévenu Alain-Guillaume Bunyoni. Bien sûr que nous ne pouvons empêcher ceux qui veulent se faire vacciner d’y aller, c’est leur droit, mais nous devons vous prévenir que parmi ceux qui l’ont fait à travers le monde, certains sont tombés malades, ils en sont morts. C’est pour ça que nous refusons de mettre en avant la campagne de vaccination, que même les spécialistes ne maîtrisent pas encore parfaitement. »
Gitega reste donc droit dans ses bottes : il n’y aura pas de campagne de sensibilisation à la vaccination dans le pays. En revanche, elle met à la disposition des volontaires un lien pour prendre un rendez-vous sur internet. Une solution peu pratique de l’avis de nombreux Burundais, dans un pays où seulement 5,2% de la population était connectée en 2019, selon la Banque mondiale. C’est l’un des taux les plus bas du monde.
Autres articles
-
Développement durable : le Sénégal sélectionné pour l'Africa Day à New York grâce à ses bonnes pratiques sur les ODD
-
Inclusion financière : La BCEAO ajuste le calendrier d'intégration à son système de paiement instantané
-
Sécurité ferroviaire : Les CFS lancent un système automatique sans fil et solaire sur l’axe Dakar-Thiès
-
Conférence des cadres : Léna Sène décline les trois axes stratégiques de la majorité présidentielle
-
Escalade au Moyen-Orient : L'UA appelle à la retenue face aux menaces sur la stabilité mondiale





Développement durable : le Sénégal sélectionné pour l'Africa Day à New York grâce à ses bonnes pratiques sur les ODD


