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Centrafrique: retour progressif au calme dans le sud-est, situation humanitaire toujours difficile

En Centrafrique, le calme revient progressivement à Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, après plusieurs jours de violents affrontements. La situation humanitaire reste toutefois préoccupante. Depuis près de deux semaines, la région a été secouée par des combats opposant les Forces armées centrafricaines, appuyées par leurs alliés russes, à la milice Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), un groupe d’auto-défense de la communauté zandé entré en rébellion contre le pouvoir de Bangui. Selon les autorités locales, plus de deux mille personnes ont trouvé refuge à l’hôpital et à l’église catholique de la ville. Si les forces loyalistes multiplient les patrouilles, la reprise des activités se fait encore timidement à Zémio.



Privés de soins de santé adéquats, de nombreux habitants se retrouvent sans assistance médicale. Les structures sanitaires, déjà fragiles, peinent à fonctionner normalement selon Gauthier, un habitant de Zémio : « On n'a pas d'accès au soins de santé. J'ai perdu plusieurs proches, malades ou blessés. Ils ont succombé, faute de soins adéquats. La nourriture est rare. Quand il y en a, elle n’est pas suffisante. Ici, l’eau potable est un luxe. Nous buvons ce que nous trouvons. »

« Nous sommes tous des victimes »
Les activités agricoles, principale source de subsistance pour de nombreuses familles, sont devenues difficiles. Ces dernières semaines Geneviève ne parvient pas à cultiver : « L'insécurité se  généralise dans la région. Le champ, c'est notre seule source de nourriture et de revenus. Mais aujourd'hui, l’insécurité nous a enfermés chez nous. Des hommes armés circulent dans la zone. Plusieurs personnes du village ont été agressées en allant au champ. Nous sommes tous des victimes. »

« La RCA a tourné le dos à la violence »
De son côté, le gouvernement par le biais de son porte-parole Maxime Balalou, rassure les habitants du Haut-Mbomou : « Ces bandits de grand chemin seront rattrapés par la justice. Les Faca, sur le terrain, font un travail remarquable et nous allons réduire définitivement cette cohorte de bandits qui n'ont pas compris que la RCA a tourné le dos à la violence ». La sous-préfète de Bambouti, enlevée au début de l’attaque, est toujours retenue en otage par les miliciens, et sa famille demeure sans nouvelles.

RFI

Mercredi 14 Janvier 2026 - 08:26


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