Selon le rapport de la Banque mondiale intitulé « État des lieux de l’économie africaine » d’avril 2026, l'escalade du conflit au Moyen-Orient fait peser de lourdes menaces sur la stabilité de l'Afrique de l'Ouest. L'institution souligne que « les répercussions géopolitiques croissantes érodent les perspectives de croissance » à travers quatre canaux majeurs : le commerce, les investissements, la finance et la main-d’œuvre.
Pour les pays importateurs de pétrole, la volatilité des marchés de l'énergie et la hausse spectaculaire du prix des engrais risquent d'aggraver l'insécurité alimentaire en perturbant les saisons de semis, particulièrement entre mai et septembre en Afrique de l'Ouest. Sur le plan social, le rapport avertit que si la dynamique inflationniste de 2022 se répète, l'extrême pauvreté pourrait augmenter de « 0,3 à 3,0 points de pourcentage au Sénégal et de 0,4 à 3,9 points de pourcentage au Mali ».
Face à cette crise, la « carte thermique de l'état de préparation » du rapport révèle des vulnérabilités disparates selon les économies de la sous-région. La Mauritanie apparaît comme la plus exposée au choc énergétique, avec des importations nettes de pétrole et de gaz atteignant 15,3 % de son PIB. Sur le front financier, la Gambie et le Libéria sont jugés particulièrement fragiles en raison de leur forte dépendance aux envois de fonds, une « bouée de sauvetage essentielle » qui pourrait se tarir avec le ralentissement économique au Moyen-Orient.
Par ailleurs, selon la Banque mondiale, les réponses politiques varient : alors que le Mali a dû relever les prix réglementés des carburants faute de marge budgétaire, d'autres pays subissent un ralentissement des investissements directs étrangers en provenance du Golfe, lesquels avaient pourtant dépassé « 100 milliards de dollars pour la seule période 2022-2023 » sur le continent.
Pour les pays importateurs de pétrole, la volatilité des marchés de l'énergie et la hausse spectaculaire du prix des engrais risquent d'aggraver l'insécurité alimentaire en perturbant les saisons de semis, particulièrement entre mai et septembre en Afrique de l'Ouest. Sur le plan social, le rapport avertit que si la dynamique inflationniste de 2022 se répète, l'extrême pauvreté pourrait augmenter de « 0,3 à 3,0 points de pourcentage au Sénégal et de 0,4 à 3,9 points de pourcentage au Mali ».
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