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Conflit en Éthiopie: le pouvoir multiplie les accusations de complicité avec les forces tigréennes

En Éthiopie, le pouvoir poursuit coûte que coûte son opération contre le TPLF, au pouvoir dans le Tigré (nord). Une opération qui serait entrée, selon le Premier ministre Abiy Ahmed, dans sa phase finale. Dans le même temps, les autorités fédérales multiplient les arrestations. Beaucoup accusent le pouvoir de répression ethnique contre les Tigréens. Addis-Abeba dément.



Conflit en Éthiopie: le pouvoir multiplie les accusations de complicité avec les forces tigréennes
La police éthiopienne continue ses coups de filets. Les autorités affirment avoir arrêté 287 personnes suspectées de lien avec le Front de libération du peuple du Tigré. Addis-Abeba précise avoir saisi des armes au passage.
 
Dans le même temps, le pouvoir fédéral a lancé un mandat d’arrêt contre 76 militaires. Ces major-généraux, colonels ou encore capitaines, dont certains seraient retraités, sont eux accusés d’avoir « conspiré avec le TPLF dans le but de commettre une trahison ».
 
►À lire aussi : Reportage - Éthiopie: des milliers de réfugiés affluent au Soudan pour fuir les combats au Tigré
 
Parmi eux, le colonel Gebregziabher Alemseged qui était à la tête des troupes éthiopiennes lorsqu’elles sont entrées en Somalie en 2006. Il avait été remplacé deux ans plus tard alors qu’il était accusé d’exactions.
 
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Ces hommes semblent au moins en partie Tigréens, et seraient mêlés à l’attaque d’un commandement fédéral qui avait déclenché le conflit début novembre.
 
L'armée s'en prend au patron de l'OMS
Enfin le chef d’état-major a lui carrément accusé le directeur général de l’OMS de soutenir le parti tigréen et notamment de l’aider à obtenir des armes. « Il a travaillé avec eux. Il fait partie de leur groupe », a indiqué le général Berhanu Jula. Tedros Ghebreyesus est lui aussi Tigréen.
 
Pour autant, le gouvernement réfute tout biais ethnique. Billene Seyoum, porte-parole du Premier ministre, a nié que les gens étaient visés à cause de leur appartenance tribale. Elle parle d’appartenance à des réseaux criminels.
 
Sur le terrain les combats se poursuivent. Le gouvernement dit avoir pris Axum et Shire. Le président du Tigré a simplement reconnu la perte de Shire, qui est sa ville natale, en parlant d’une « victoire temporaire » des forces fédérales. Ces dernières continueraient de marcher vers la capitale du Tigré. Les soldats seraient désormais à moins de 200 km de Mekelle.

RFI

Vendredi 20 Novembre 2020 - 08:52


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