Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Coronavirus : Donald Trump joue sa réélection sur la gestion de la crise

Le président américain, qui a longtemps cherché à minimiser les risques du coronavirus, a annoncé mercredi 11 mars l'interdiction de l'entrée des Européens aux États-Unis pour les 30 prochains jours. Il pointe du doigt le rôle de l'Europe dans cette crise sanitaire.



Coronavirus : Donald Trump joue sa réélection sur la gestion de la crise
économie mondiale tremble face au coronavirus. Dans la foulée de l’allocution du président Donald Trump, Wall Street et les États-Unis ont connu leur pire séance depuis le krach de 1987, avec une chute de 10%. La dégringolade devrait continuer ce vendredi 13 mars au point que Wall Street devrait effacer d’ici ce soir tous les gains depuis l’actuel locataire de la Maison Blanche au pouvoir. Un préjudice pour le candidat républicain quand on sait que c'est l’un de ses principaux arguments pour sa réélection.
 
Cette chute est d'autant plus préoccupante que les retraites des Américains sont indexées sur la bourse. En réalité, le président américain joue sa réélection sur la gestion de cette crise. Depuis plusieurs semaines, il a minimisé le danger du virus parce qu’il craint qu’une crise économique menace ses chances de réélection.
 
Mais durant les dernières 24 heures, son ton a radicalement changé avec la désignation d’un bouc émissaire, l’Europe, et le recours, instinctif chez lui, à la solution de la frontière. Il pointe du doigt l’Allemagne et la France, mais laisse la frontière ouverte pour ses amis britanniques, parce que "ils font du bon boulot". Personne ne lui a précisé que leur ministre de la Santé a été contaminé. Un jour, les historiens essaieront de comprendre pourquoi le président de la première puissance du monde a ainsi pris autant de risque de minimiser pendant plusieurs mois un danger en pensant que s’en moquer ou le nier suffirait à le faire disparaître.
 
Des voix s'élèvent pour crier au complot
Il y a de multiples raisons pour expliquer cela. Mais l’une d’entre elles, c’est parce qu’il vit plusieurs heures par jour dans un monde parallèle, celui des animateurs de Fox News qui racontent un univers fantasmé dont il est toujours le héros. Pas plus tard que ce mercredi 11 mars, l’animateur le plus regardé de la chaîne suggérait, dans son émission de radio écoutée par des millions d’auditeurs, que le coronavirus est une "supercherie".


Une supercherie de l’État profond pour semer la panique dans la population, manipuler l’économie et empêcher la réélection du président. Il y a quelques heures seulement, il a encore accusé la presse et les démocrates d’exagérer le danger pour nuire à Donald Trump.
 
Cet homme n'est pas le seul à penser ainsi. L’animateur radio le plus influent du pays, Rush Limbaugh, auquel le président vient de remettre la plus haute médaille civile suggérait que ce virus est un "complot" chinois ce mercredi : "Rien de tel que d'anéantir l'économie américaine avec une menace biologique de la Chine, n'est-ce pas ?" a-t-il dit.
 
Aux États-Unis, personne n’est surpris, parce que c’est ce qu’ils font sans cesse, sur tous les sujets. Sauf que cette fois, ces théories conspirationnistes et l’influence qu’elles ont sur le président, pourraient tuer des Américains.
 

rtl.fr

Vendredi 13 Mars 2020 - 09:30



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter