Ce 9 avril 2026, c’est l’ambiance des grands jours à la Maison du PDCI de Cocody à Abidjan. Une foule de militants se bousculent dans les allées et couloirs du siège du parti historique, avant d’envahir la grande salle de conférence.
Tous et toutes vêtus de vert, la couleur de la formation politique, les chemises, vestes, robes et jupes floquées des portraits de Félix Houphouët-Boigny et d’Henri Konan Bédié, les deux défunts présidents du parti.
D’autre formations ont aussi répondu à l’invitation : la présidente du MGC Simone Ehivet (affranchie de son ex-époux Laurent Gbagbo), Ibrahim Cissé Bacongo, secrétaire exécutif du parti présidentiel RHDP, le ministre de la Promotion de la Jeunesse Mamadou Touré, incarnation de la jeune garde politique propulsée dans les arcanes du pouvoir par le chef de l’Etat Alassane Ouattara. Tous ont rythmé la politique ivoirienne des vingt dernières années. Et tous attendent l’apparition sur l’écran géant de la star du jour et nouveau venu dans le jeu local : Tidjane Thiam.
« Nous avons des adversaires, mais jamais des ennemis »
Dans un discours d’une quinzaine de minutes, le banquier d’affaires, qui a hérité de la présidence du parti après son élection en congrès fin 2023, fait un rappel historique des grandes étapes de construction du PDCI-RDA, né le 8 avril 1946 en pleine domination française, et dont les sections se répandent vite en Afrique de l’Ouest au nom de la lutte anticoloniale.
Dans un ton bien plus apaisé que durant la période électorale de l’an dernier, « Titi », pour les intimes, tend la main à ses rivaux politiques : « Nous avons des adversaires, mais jamais des ennemis. Vous avez noté qu'après les événements qui ont marqué 2025, j'ai tenu à ce que le PDCI assiste à la présentation des voeux de Nouvel an au président de la République. C'est une indication que le PDCI a toujours été du côté du respect des institutions et de la réconciliation. »
Mais malgré les applaudissements soutenus et les hommages appuyés des cadres et militants rendus à Thiam, l’ancien parti unique ivoirien enchaîne les secousses depuis la disparition en août 2023 de son charismatique chef Henri Konan Bédié. Déjà traversée par des divisions internes et des rivalités de succession bien avant la mort du « Sphinx de Daoukro », la formation paye aujourd’hui l’ultra-verticalité de sa gestion, culture politique commune à tous les partis ivoiriens, du PPA-CI de Gbagbo au RHDP de Ouattara.
Le grand invité Afrique
Côte d'Ivoire: «On voit toute la difficulté de la classe politique à trouver de nouvelles figures»
Un parti fragilisé malgré l’unité affichée
Et bien que Tidjane Thiam a ramassé le flambeau en se faisant élire haut la main à 96 % cinq mois après le décès de son mentor, le PDCI reste coincé dans un tunnel d’incertitudes sur son avenir politique.
Thiam, empêché de candidater à la présidentielle d’octobre 2025 car rayé des listes électorales pour cause de citoyenneté française (il faut être exclusivement ivoirien pour être éligible à la candidature, NDLR), a tout de même rejeté toute alternative à sa candidature (« Il n’y aura ni plan B ni plan C »). Aux législatives qui ont suivi en décembre, le parti perd la moitié de ses sièges de députés à l’Assemblée nationale.
Et pour couronner le tout, les maires d’Abidjan Jacques Ehouo (Plateau), Sylvestre Emmou (Port-Bouet) et Jean-Marc Yacé (Cocody) refusent d’intégrer leur groupe parlementaire, présidé par Me Jean-Chrysostome Blessy que les trois élus accusent d’avoir été imposé par la haute hiérarchie du parti. Ils seront suivis par trois députés supplémentaires trois mois plus tard, eux aussi reprochant « un défaut de concertation, un déficit de communication et l’exclusion de députés du bureau de l’Assemblée nationale. » Parmi les frondeurs, la députée de Bocanda Eliane N’Zi N’da ajoutant : « Le silence et l’inaction ne peuvent plus être une option. »
Si Tidjane Thiam « met un pied en Côte d'Ivoire, il sera arrêté »
Car bien qu’absent de Côte d’Ivoire depuis plus d’un an, le cas Thiam reste l’éléphant dans la pièce que tous feignent d’ignorer. Chez de nombreux militants, la prolongation de son exil devient de plus en plus incompréhensible. Selon « Titi », sa vie serait en danger au pays. « Mon frère Augustin, membre du RHDP, a été mis en garde : "si ton frère met un pied en Côte d’Ivoire, il sera arrêté !" » rapporte Tidjane Thiam sur le plateau du journaliste Alain Foka sur la plateforme Afo Média, trois mois avant la présidentielle de 2025, et sans jamais préciser ce que pourraient lui reprocher les autorités d’Abidjan. « J’attends un minimum de garanties pour exercer mon rôle de président du PDCI en toute sérénité. »
Une attente devenue bien longue pour certains cadres du parti. Tel Charles Abié Tchétché, membre du bureau politique, qui a saisi la justice pour constater la vacance du poste de président. Et comme si les planètes s’alignaient contre le parti, l’assignation judiciaire tombe… le 9 avril 2026, jour de célébration des 80 ans du PDCI-RDA.
« La technologie nous permet de nous rassembler et de travailler. » insiste Soumaïla Bredoumy, porte-parole du PDCI, pour qui il n’y a pas de crise au sein de sa formation et qui refuse de préciser le pays de résidence actuel de son président. « 80 ans d’existence, de résistance et de combats, ce n’est pas un long fleuve tranquille, relance-t-il. N’oubliez pas la répression judiciaire que nous avons subi l’an dernier. Moi-même en exil, j’avais reçu des garanties des autorités sur ma liberté. Pourtant, j’ai tout de même été arrêté à mon retour au pays. Des poids lourds comme l’ancien sénateur Alain Cocauthrey et l’ex-maire du Plateau Noël Akossi Bendjo sont toujours en exil. Tous ces leaders ont rencontré des soucis avec l’Etat. Tant qu’il n’y aura pas de garanties de la part de la plus haute autorité de l’Etat et des autorités judiciaires, il y aura toujours un risque pour nous. » argumente Bredoumy, rejoignant le discours de Laurent Gbagbo qui dénonce le maintien en détention des « prisonniers politiques ».
Mais le porte-parole a beau rappeler que Henri Konan Bédié, alors patron du parti, a vécu en exil après avoir été renversé de la présidence ivoirienne en 1999 par le général Robert Guei, il n’en reste pas moins que le caractère invisible de Tidjane Thiam créée des remous dans la formation.
Une figure éprouvée par le jeu politique ivoirien
Rétrospectivement, l’histoire politique ivoirienne donne raison à Soumaïla Bredoumy : les cases « prison » et « exil » ont toujours pavé la route vers le pouvoir suprême, de Ouattara aux Gbagbo, en passant par Bédié, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, pour ne citer que ces têtes d’affiche.
Mais plus que l’absence de « Titi », c’est le flou de sa stratégie qui interroge depuis son retour en Côte d’Ivoire en 2022. Ses détracteurs internes au PDCI, dont l’homme d’affaires Jean-Louis Billon qui s’est lancé dans la dernière présidentielle comme candidat indépendant, lui reprochaient à l’époque d’être déconnecté des réalités locales après 22 ans hors du pays. Deux décennies passées entre Londres, la France et la Suisse notamment. « On n’est pas à l’école. Ce n’est pas un concours de présence, mais de ré-sul-tats ! » balaie Thiam, jugeant que Billon n’a aucun accomplissement personnel. « Il a fait quoi à la force de son poignet ? » lançait-il dans sur le plateau d’Alain Foka avant la présidentielle.
Au regard de cette longue interview d’une heure, la remarque de Jean-Louis Billon fait pourtant mouche. Tout au long de l’entretien, enregistré en France, Tidjane Thiam apparait comme un homme déjà bien éprouvé par le jeu politique ivoirien. Pêle-mêle, il s’attaque d’abord aux autorités ivoiriennes qui ont sorti « une loi coloniale française, jamais appliquée » pour le coincer sur sa nationalité et l’empêcher de concourir à la présidentielle, tout en brandissant un sondage lui étant favorable effectué par « le directeur de campagne d’Obama ». Puis il se lance dans une comparaison peu flatteuse avec son rival d’alors : « Ouattara était un fonctionnaire du FMI. Moi, je gérais des boîtes qui faisaient des milliers de milliards de dollars de bilan. Rien qu’en Indonésie, j’avais 220 000 employés. J’ai été onze ans CEO du Fortune 500, on ne rentre pas facilement dans ce club-là, ça arrive à peu d’êtres humains ! Vous pensez que fonctionnaire et entrepreneur, c’est la même chose ? Mais sur quelle planète vous vivez ? »
Puis arrivent les insultes. Contre l’expert en défense Arthur Banga, « cet imbécile, cet idiot qui m’injurie tous les dimanches sur la chaîne télé NCI », contre la justice suisse « convaincue que si sa banque a sauté, c’est la faute du Noir qui l’a dirigée pendant cinq ans », contre « les Ivoiriens qui se font la caisse de résonance de ces affaires, ce sont des esclaves des Blancs, des Oncle Tom ! » Une heure de règlements de comptes personnels sans jamais vraiment dérouler le projet politique qu’il compte proposer au peuple ivoirien. La déconnection avec le terrain ivoirien semble se lire jusque dans les pages de ses mémoires Without Prejudice, sorti deux mois avant la présidentielle, uniquement disponible en anglais – les Ivoiriens sont francophones - et qui, d’après la quatrième de couverture, s’attarde plus sur son parcours que sur son programme.
Tous et toutes vêtus de vert, la couleur de la formation politique, les chemises, vestes, robes et jupes floquées des portraits de Félix Houphouët-Boigny et d’Henri Konan Bédié, les deux défunts présidents du parti.
D’autre formations ont aussi répondu à l’invitation : la présidente du MGC Simone Ehivet (affranchie de son ex-époux Laurent Gbagbo), Ibrahim Cissé Bacongo, secrétaire exécutif du parti présidentiel RHDP, le ministre de la Promotion de la Jeunesse Mamadou Touré, incarnation de la jeune garde politique propulsée dans les arcanes du pouvoir par le chef de l’Etat Alassane Ouattara. Tous ont rythmé la politique ivoirienne des vingt dernières années. Et tous attendent l’apparition sur l’écran géant de la star du jour et nouveau venu dans le jeu local : Tidjane Thiam.
« Nous avons des adversaires, mais jamais des ennemis »
Dans un discours d’une quinzaine de minutes, le banquier d’affaires, qui a hérité de la présidence du parti après son élection en congrès fin 2023, fait un rappel historique des grandes étapes de construction du PDCI-RDA, né le 8 avril 1946 en pleine domination française, et dont les sections se répandent vite en Afrique de l’Ouest au nom de la lutte anticoloniale.
Dans un ton bien plus apaisé que durant la période électorale de l’an dernier, « Titi », pour les intimes, tend la main à ses rivaux politiques : « Nous avons des adversaires, mais jamais des ennemis. Vous avez noté qu'après les événements qui ont marqué 2025, j'ai tenu à ce que le PDCI assiste à la présentation des voeux de Nouvel an au président de la République. C'est une indication que le PDCI a toujours été du côté du respect des institutions et de la réconciliation. »
Mais malgré les applaudissements soutenus et les hommages appuyés des cadres et militants rendus à Thiam, l’ancien parti unique ivoirien enchaîne les secousses depuis la disparition en août 2023 de son charismatique chef Henri Konan Bédié. Déjà traversée par des divisions internes et des rivalités de succession bien avant la mort du « Sphinx de Daoukro », la formation paye aujourd’hui l’ultra-verticalité de sa gestion, culture politique commune à tous les partis ivoiriens, du PPA-CI de Gbagbo au RHDP de Ouattara.
Le grand invité Afrique
Côte d'Ivoire: «On voit toute la difficulté de la classe politique à trouver de nouvelles figures»
Un parti fragilisé malgré l’unité affichée
Et bien que Tidjane Thiam a ramassé le flambeau en se faisant élire haut la main à 96 % cinq mois après le décès de son mentor, le PDCI reste coincé dans un tunnel d’incertitudes sur son avenir politique.
Thiam, empêché de candidater à la présidentielle d’octobre 2025 car rayé des listes électorales pour cause de citoyenneté française (il faut être exclusivement ivoirien pour être éligible à la candidature, NDLR), a tout de même rejeté toute alternative à sa candidature (« Il n’y aura ni plan B ni plan C »). Aux législatives qui ont suivi en décembre, le parti perd la moitié de ses sièges de députés à l’Assemblée nationale.
Et pour couronner le tout, les maires d’Abidjan Jacques Ehouo (Plateau), Sylvestre Emmou (Port-Bouet) et Jean-Marc Yacé (Cocody) refusent d’intégrer leur groupe parlementaire, présidé par Me Jean-Chrysostome Blessy que les trois élus accusent d’avoir été imposé par la haute hiérarchie du parti. Ils seront suivis par trois députés supplémentaires trois mois plus tard, eux aussi reprochant « un défaut de concertation, un déficit de communication et l’exclusion de députés du bureau de l’Assemblée nationale. » Parmi les frondeurs, la députée de Bocanda Eliane N’Zi N’da ajoutant : « Le silence et l’inaction ne peuvent plus être une option. »
Si Tidjane Thiam « met un pied en Côte d'Ivoire, il sera arrêté »
Car bien qu’absent de Côte d’Ivoire depuis plus d’un an, le cas Thiam reste l’éléphant dans la pièce que tous feignent d’ignorer. Chez de nombreux militants, la prolongation de son exil devient de plus en plus incompréhensible. Selon « Titi », sa vie serait en danger au pays. « Mon frère Augustin, membre du RHDP, a été mis en garde : "si ton frère met un pied en Côte d’Ivoire, il sera arrêté !" » rapporte Tidjane Thiam sur le plateau du journaliste Alain Foka sur la plateforme Afo Média, trois mois avant la présidentielle de 2025, et sans jamais préciser ce que pourraient lui reprocher les autorités d’Abidjan. « J’attends un minimum de garanties pour exercer mon rôle de président du PDCI en toute sérénité. »
Une attente devenue bien longue pour certains cadres du parti. Tel Charles Abié Tchétché, membre du bureau politique, qui a saisi la justice pour constater la vacance du poste de président. Et comme si les planètes s’alignaient contre le parti, l’assignation judiciaire tombe… le 9 avril 2026, jour de célébration des 80 ans du PDCI-RDA.
« La technologie nous permet de nous rassembler et de travailler. » insiste Soumaïla Bredoumy, porte-parole du PDCI, pour qui il n’y a pas de crise au sein de sa formation et qui refuse de préciser le pays de résidence actuel de son président. « 80 ans d’existence, de résistance et de combats, ce n’est pas un long fleuve tranquille, relance-t-il. N’oubliez pas la répression judiciaire que nous avons subi l’an dernier. Moi-même en exil, j’avais reçu des garanties des autorités sur ma liberté. Pourtant, j’ai tout de même été arrêté à mon retour au pays. Des poids lourds comme l’ancien sénateur Alain Cocauthrey et l’ex-maire du Plateau Noël Akossi Bendjo sont toujours en exil. Tous ces leaders ont rencontré des soucis avec l’Etat. Tant qu’il n’y aura pas de garanties de la part de la plus haute autorité de l’Etat et des autorités judiciaires, il y aura toujours un risque pour nous. » argumente Bredoumy, rejoignant le discours de Laurent Gbagbo qui dénonce le maintien en détention des « prisonniers politiques ».
Mais le porte-parole a beau rappeler que Henri Konan Bédié, alors patron du parti, a vécu en exil après avoir été renversé de la présidence ivoirienne en 1999 par le général Robert Guei, il n’en reste pas moins que le caractère invisible de Tidjane Thiam créée des remous dans la formation.
Une figure éprouvée par le jeu politique ivoirien
Rétrospectivement, l’histoire politique ivoirienne donne raison à Soumaïla Bredoumy : les cases « prison » et « exil » ont toujours pavé la route vers le pouvoir suprême, de Ouattara aux Gbagbo, en passant par Bédié, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, pour ne citer que ces têtes d’affiche.
Mais plus que l’absence de « Titi », c’est le flou de sa stratégie qui interroge depuis son retour en Côte d’Ivoire en 2022. Ses détracteurs internes au PDCI, dont l’homme d’affaires Jean-Louis Billon qui s’est lancé dans la dernière présidentielle comme candidat indépendant, lui reprochaient à l’époque d’être déconnecté des réalités locales après 22 ans hors du pays. Deux décennies passées entre Londres, la France et la Suisse notamment. « On n’est pas à l’école. Ce n’est pas un concours de présence, mais de ré-sul-tats ! » balaie Thiam, jugeant que Billon n’a aucun accomplissement personnel. « Il a fait quoi à la force de son poignet ? » lançait-il dans sur le plateau d’Alain Foka avant la présidentielle.
Au regard de cette longue interview d’une heure, la remarque de Jean-Louis Billon fait pourtant mouche. Tout au long de l’entretien, enregistré en France, Tidjane Thiam apparait comme un homme déjà bien éprouvé par le jeu politique ivoirien. Pêle-mêle, il s’attaque d’abord aux autorités ivoiriennes qui ont sorti « une loi coloniale française, jamais appliquée » pour le coincer sur sa nationalité et l’empêcher de concourir à la présidentielle, tout en brandissant un sondage lui étant favorable effectué par « le directeur de campagne d’Obama ». Puis il se lance dans une comparaison peu flatteuse avec son rival d’alors : « Ouattara était un fonctionnaire du FMI. Moi, je gérais des boîtes qui faisaient des milliers de milliards de dollars de bilan. Rien qu’en Indonésie, j’avais 220 000 employés. J’ai été onze ans CEO du Fortune 500, on ne rentre pas facilement dans ce club-là, ça arrive à peu d’êtres humains ! Vous pensez que fonctionnaire et entrepreneur, c’est la même chose ? Mais sur quelle planète vous vivez ? »
Puis arrivent les insultes. Contre l’expert en défense Arthur Banga, « cet imbécile, cet idiot qui m’injurie tous les dimanches sur la chaîne télé NCI », contre la justice suisse « convaincue que si sa banque a sauté, c’est la faute du Noir qui l’a dirigée pendant cinq ans », contre « les Ivoiriens qui se font la caisse de résonance de ces affaires, ce sont des esclaves des Blancs, des Oncle Tom ! » Une heure de règlements de comptes personnels sans jamais vraiment dérouler le projet politique qu’il compte proposer au peuple ivoirien. La déconnection avec le terrain ivoirien semble se lire jusque dans les pages de ses mémoires Without Prejudice, sorti deux mois avant la présidentielle, uniquement disponible en anglais – les Ivoiriens sont francophones - et qui, d’après la quatrième de couverture, s’attarde plus sur son parcours que sur son programme.
Un parti en fête mais un leader invisible
Nul doute que le grand rassemblement populaire du PDCI à Yamoussoukro remplira ses promesses en termes de festivités. « Tout le monde choisit de se taire pendant ce moment de fête, mais elle a un fort goût d’inachevé, analyse Sylvain N’guessan, expert en prospective, défense et sécurité. Tous savent qu’il y a beaucoup à faire. Les cadres expliquent que Thiam continue son lobbying en Europe pour préparer la présidentielle de 2030. Mais d’ici quatre ans, la dynamique qu’il avait suscité au début peut se casser, ou au moins se refroidir. »
Absent pour le 80e anniversaire du parti, absent des réunions du bureau politique, absent même durant la création du Front commun, une alliance politique avec l’ancien président Laurent Gbagbo himself. Tidjane Thiam reste invisible, même si l’on sent toujours sa présence, tel un fantôme.
Nul doute que le grand rassemblement populaire du PDCI à Yamoussoukro remplira ses promesses en termes de festivités. « Tout le monde choisit de se taire pendant ce moment de fête, mais elle a un fort goût d’inachevé, analyse Sylvain N’guessan, expert en prospective, défense et sécurité. Tous savent qu’il y a beaucoup à faire. Les cadres expliquent que Thiam continue son lobbying en Europe pour préparer la présidentielle de 2030. Mais d’ici quatre ans, la dynamique qu’il avait suscité au début peut se casser, ou au moins se refroidir. »
Absent pour le 80e anniversaire du parti, absent des réunions du bureau politique, absent même durant la création du Front commun, une alliance politique avec l’ancien président Laurent Gbagbo himself. Tidjane Thiam reste invisible, même si l’on sent toujours sa présence, tel un fantôme.
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