« Une grande joie, un geste important », les autorités ivoiriennes multiplient depuis vendredi les marques de reconnaissance à l’égard de Paris. La restitution de ce tambour, connu sous le nom de « Djidji Ayôkwé » est extrêmement appréciée par Abidjan. Et pour cause : l’objet est une pièce majeure de la culture tchaman, objet symbolique et véritable moyen de communication.
« C’était le Djidji Ayôkwé qui leur permettait de prévenir les uns les autres que le colon était en train d’arriver dans telle zone, parce que les gens n’étaient pas d’accord avec la méthode musclée de réquisitions des personnes pour aller travailler. Et donc, quand ils venaient, ils ne trouvaient personne et ils ont fini par découvrir que c’était le tambour qu’on battait et que l’on entendait de très loin, à 12 kilomètres à la ronde », explique Silvie Memel-Kassi, la directrice du Musée des civilisations de Côte d'Ivoire.
Confisquée en 1916 par les colons français, cette pièce unique de 3,50 mètres de long était réclamée depuis des années par les autorités ivoiriennes. En 2018, elle figurait en tête d’une liste de 148 objets demandés à la France.
Si la date de son retour en Côte d’Ivoire n’est pas encore connue, il est acquis que le Djidji Ayôkwé sera exposé au Musée des civilisations de Côte d’Ivoire. Un espace a déjà été aménagé depuis plusieurs mois pour l’accueillir.
« C’était le Djidji Ayôkwé qui leur permettait de prévenir les uns les autres que le colon était en train d’arriver dans telle zone, parce que les gens n’étaient pas d’accord avec la méthode musclée de réquisitions des personnes pour aller travailler. Et donc, quand ils venaient, ils ne trouvaient personne et ils ont fini par découvrir que c’était le tambour qu’on battait et que l’on entendait de très loin, à 12 kilomètres à la ronde », explique Silvie Memel-Kassi, la directrice du Musée des civilisations de Côte d'Ivoire.
Confisquée en 1916 par les colons français, cette pièce unique de 3,50 mètres de long était réclamée depuis des années par les autorités ivoiriennes. En 2018, elle figurait en tête d’une liste de 148 objets demandés à la France.
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