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Covid-19 : l'hécatombe se poursuit au Brésil avec plus de 66 000 morts en mars



Au total, 66 573 personnes ont succombé au Covid-19, soit 102 % de plus que les 32 881 victimes de juillet l'an dernier dans le grand pays latino-américain, selon les données publiées en soirée, mercredi 31 mars, par le ministère de la Santé.

Le Brésil a battu une nouvelle fois mercredi son record de décès quotidiens du coronavirus. Le mois de mars a été le plus meurtrier dans le pays depuis le début de la pandémie, avec plus de 66 000 morts, deux fois plus que le pire mois jusqu'à présent, celui de juillet 2020. Et rien n'indique qu'avril ne sera pas pire encore, alors que la campagne de vaccination n'avance pas et que le président d'extrême droite continue de contredire les consignes sanitaires.

En un peu plus d'un an, le Covid-19 a fait au Brésil 321 515 morts, un bilan seulement surpassé par les États-Unis. Pour le Dr Nicolelis, "il est très possible" que le Brésil "atteigne le demi-million de morts d'ici à juillet". "Cela n'est pas seulement une menace pour le Brésil, mais aussi pour le monde entier", a-t-il ajouté, alors que les voisins latino-américains du pays voient de fortes poussées des contaminations.

Selon AFP,  le record des décès quotidiens devrait dépasser prochainement les 4 000 morts. Mercredi, un nouveau record a été déploré, avec 3 869 décès. Fait très inquiétant lui aussi, la semaine du 21 au 27 mars a été celle avec le plus de contaminations enregistrées (près de 540 000), ce qui augure de nouveaux records d'afflux de patients en soins intensifs et de morts dans deux semaines dans ce pays de 212 millions d'habitants.

Au moins 230 malades confirmés ou suspectés du coronavirus sont morts en mars faute d'avoir trouvé un lit en soins intensifs dans la conurbation de Sao Paulo, capitale de l'État le plus riche du pays, selon TV Globo. Les médecins quant à eux,  attribuent la violence de cette deuxième vague à plusieurs facteurs : relâchement des précautions sanitaires lors des fêtes de fin d'année puis du carnaval, émergence de variants plus contagieux et absence de politique nationale de lutte contre le Covid-19 dans le pays de Jair Bolsonaro.

Ndeye Fatou Touré

Jeudi 1 Avril 2021 - 13:52


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