À l’approche de la saison chaude, la Grande Île s’offre un nouveau visage. La culture sur brûlis (tavy) bat son plein chez les cultivateurs, les briqueteries tournent nuit et jour, les feux de brousse embrasent les plaines. Ces fumées périodiques intenses s’ajoutent, à celles, quotidiennes, du charbonnage dans les forêts, des véhicules hors d’âge encore en circulation et des usines polluantes localisées souvent en plein cœur des grandes villes.
Dans le sud-est du pays, à quelques encablures de la forêt primaire de Ranomafana, le feu crépite sur la colline. Blaise, agriculteur, est en train de pratiquer le tavy, la culture sur brûlis.
« Si on fait ça, c’est pour pouvoir planter du riz. D’abord, on coupe la forêt et on laisse les troncs sécher. Après, on y met le feu. Si on ne brûle pas les restes de branches, la production de riz ne sera pas bonne. »
Plus loin, au centre du pays, dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour de la capitale, des dizaines d’hectares de plaines sont en ce moment en proie aux flammes, ou tout juste calcinés.
À Antananarivo, les chiffres ne trompent pas. Le Think and Do Tank Indri, dédié à la promotion des changements visibles pour l’environnement, effectue pour la seconde année consécutive ses propres relevés de particules fines.
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« Normalement (d’après les recommandations de l’OMS), ça doit être 10 microgrammes par m3 dans l’air. Le 8 septembre, on a atteint les 407 mg/m3 », constate Rova Barinira, chargée du développement chez Indri.
De nombreuses actions sur l'île... insuffisantes
Pour diminuer la pollution dans la capitale, Indri a proposé des solutions concrètes, à court terme. « Mettre en place des normes pour les moteurs des voitures à Tana. Pour la plupart, elles sont très vieilles et très polluantes. Ensuite, il faudrait bien définir le seuil de tolérance des composants dans les carburants à Madagascar. Parce qu’on a des doutes sur la composition des carburants qui sont importés sur l'île. Et enfin, lutter contre la combustion sauvage des ordures. »
Aujourd’hui, sur l’île, il existe un grand nombre d’actions et d’investissements menés par les communautés locales, la société civile, le secteur privé, les bailleurs de fonds, l’État, pour répondre à ces enjeux. « Mais tout se fait en silo, de manière éparpillée », déplore Indri. Proposer une réponse coordonnée et efficace est désormais une urgence absolue pour stopper ce qui peut encore l’être.
Au 19e siècle, la reine Ranavalona II avait interdit la culture sur brûlis, trop néfaste pour le territoire et la santé du peuple. Deux siècles après, les écologistes se battent à nouveau pour que la lutte contre ces feux deviennent une priorité nationale.
Dans le sud-est du pays, à quelques encablures de la forêt primaire de Ranomafana, le feu crépite sur la colline. Blaise, agriculteur, est en train de pratiquer le tavy, la culture sur brûlis.
« Si on fait ça, c’est pour pouvoir planter du riz. D’abord, on coupe la forêt et on laisse les troncs sécher. Après, on y met le feu. Si on ne brûle pas les restes de branches, la production de riz ne sera pas bonne. »
Plus loin, au centre du pays, dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour de la capitale, des dizaines d’hectares de plaines sont en ce moment en proie aux flammes, ou tout juste calcinés.
À Antananarivo, les chiffres ne trompent pas. Le Think and Do Tank Indri, dédié à la promotion des changements visibles pour l’environnement, effectue pour la seconde année consécutive ses propres relevés de particules fines.
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« Normalement (d’après les recommandations de l’OMS), ça doit être 10 microgrammes par m3 dans l’air. Le 8 septembre, on a atteint les 407 mg/m3 », constate Rova Barinira, chargée du développement chez Indri.
De nombreuses actions sur l'île... insuffisantes
Pour diminuer la pollution dans la capitale, Indri a proposé des solutions concrètes, à court terme. « Mettre en place des normes pour les moteurs des voitures à Tana. Pour la plupart, elles sont très vieilles et très polluantes. Ensuite, il faudrait bien définir le seuil de tolérance des composants dans les carburants à Madagascar. Parce qu’on a des doutes sur la composition des carburants qui sont importés sur l'île. Et enfin, lutter contre la combustion sauvage des ordures. »
Aujourd’hui, sur l’île, il existe un grand nombre d’actions et d’investissements menés par les communautés locales, la société civile, le secteur privé, les bailleurs de fonds, l’État, pour répondre à ces enjeux. « Mais tout se fait en silo, de manière éparpillée », déplore Indri. Proposer une réponse coordonnée et efficace est désormais une urgence absolue pour stopper ce qui peut encore l’être.
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