Selon le communiqué des garde-côtes tunisiens, un chalutier tunisien a récupéré 19 corps après le naufrage d'une embarcation à 58 kilomètres au large. Puis une patrouille de garde-côtes a quant à elle retrouvé huit noyés au large de Mahdia, une bande de mer entre la Tunisie et l'île italienne de Lampedusa sur la côte Est, mais secouru 11 personnes. Leur embarcation, qui se dirigeait vers l'Italie, a chaviré. Et des chalutiers ont récupéré deux autres corps.
C'est un enchaînement de tragédies depuis le discours de Kaïs Saïed du 21 février. Dans celui-ci, le président tunisien a dénoncé les« hordes » d'immigrés clandestins et « l'entreprise criminelle » visant à « changer la composition démographique » du pays.
Ces propos du chef de l'État ont fragilisé la situation de milliers de subsahariens vivant en Tunisie : un bon nombre des 21 000 ressortissants d'Afrique subsaharienne recensés officiellement en Tunisie, pour la plupart en situation irrégulière, avaient perdu du jour au lendemain leur travail, généralement informel, et leur logement, du fait de la campagne contre les clandestins.
Depuis, beaucoup tentent de quitter le pays : selon l'ONU, les arrivées de migrants en Italie ont bondi de 226 % sur le premier trimestre 2023.
De leur côté, la France et l’Italie ont appelé vendredi à soutenir la Tunisie, confrontée à une grave crise financière, afin de contenir la « pression migratoire » que ce pays représente pour l'Europe. Rome craint une explosion des flux de migrants vers ses côtes, favorisée par les difficultés économiques et politiques en Tunisie, mais aussi par un temps clément à l'approche de l'été, facilitant les traversées.
C'est un enchaînement de tragédies depuis le discours de Kaïs Saïed du 21 février. Dans celui-ci, le président tunisien a dénoncé les« hordes » d'immigrés clandestins et « l'entreprise criminelle » visant à « changer la composition démographique » du pays.
Ces propos du chef de l'État ont fragilisé la situation de milliers de subsahariens vivant en Tunisie : un bon nombre des 21 000 ressortissants d'Afrique subsaharienne recensés officiellement en Tunisie, pour la plupart en situation irrégulière, avaient perdu du jour au lendemain leur travail, généralement informel, et leur logement, du fait de la campagne contre les clandestins.
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