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Des millions d'enfants exposés à un risque de violence accrue au Sahel Central (Save the children)



Des millions d'enfants de la région du Sahel central qui ne sont plus à l’école en raison du conflit, des récentes inondations et de la COVID-19, courent un risque plus élevé d'être victimes de violence, a averti aujourd'hui Save the Children. Les enfants du Burkina Faso, du Mali et du Niger risquent chaque jour d'être kidnappés, tués, mutilés et recrutés par des groupes armés, a déclaré l'organisation caritative.
 
Près de 4000 écoles ont été fermées en raison d'attaques, de crainte d'attaques, de combats à proximité ou parce qu'elles étaient occupées par des groupes armés. Au cours des trois dernières années, six fois plus d’écoles ont été fermées pour cause de violence, laissant des millions d'élèves sans éducation et plus exposés à la violence et au recrutement. Plus de 16 000 enseignants ne peuvent plus enseigner.

Après une année marquée par une recrudescence des violences, des inondations et surtout l'impact de COVID-19, qui a poussé des millions d'enfants hors des écoles et loin des services de protection qui les accompagnent, Save the Children exhorte les gouvernements et la communauté internationale à faire de l'éducation, de la protection et de la sécurité des enfants le centre de la réponse à cette crise sans précédent que traverse la région du Sahel.

L'organisation lance cet appel urgent avant la conférence internationale des donateurs sur la crise du Sahel central, qui commence demain (Mardi 20 Octobre 2020)

Avec une population, dont l'âge moyen dans les trois pays est de 17 ans ou moins, Save the Children a averti que la pandémie COVID-19 était une crise des enfants, et aura un  impact profond sur leur apprentissage et leur sécurité. Les enfants qui ne sont pas scolarisés sont plus susceptibles d'être victimes de travail forcé et de mariages précoces. Ils courent aussi un plus grand risque d'être maltraités où d'être pris dans des conflits ou piégés dans un environnement dangereux.  

"Ils sont entrés dans notre village. Ils ont brûlé le poste des forestiers, les motos et les maisons. Ils sont retournés à notre école et ils ont brûlé tous les documents et détruit les portes. Quand ils sont venus à notre école, nous étions chez nous", dit Abdoulaye, 12 ans, de Gorom-Gorom au Burkina Faso.

Save the Children rappelle que les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger  ont signé la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, s'engageant ainsi à protéger les enfants et à leur permettre de poursuivre leur éducation même en période de conflits armés. Toutefois, les budgets nationaux demeurent exsangues, et le soutien de la communauté internationale est nécessaire afin de soutenir les millions d'enfants piégés par ce conflit armé et qui voient leur droit à l'éducation violé. On estime à 2,3 millions le nombre d'enfants qui ont un besoin urgent de protection, soit près du double du nombre de 2019.

Salif SAKHANOKHO

Samedi 17 Octobre 2020 - 19:03



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