Contacté par téléphone, Moamar Sawarka décrit avec la voix tremblante les scènes d'horreurs qui ont conduit à la mort de centaines de personnes vendredi dernier, dont onze membres de sa famille. Pour lui, une grande partie de la population désire désormais prendre sa revanche sur le groupe Etat islamique, jugé responsable de l'attaque.
« Le Nord-Sinaï est prêt maintenant à se battre contre l'Etat Islamique avec son âme et son coeur, je crois que cet événement ne sera pas oublié, il est ancré à jamais dans les mémoires. Les tribus des Sawarka et des Tarabin vont s'allier contre l'EI, le combat va être dur et difficile. »
Deux tribus qui demandent depuis des mois à l'armée égyptienne, un soutien moral et logistique pour mettre fin à la terreur de l'Etat islamique dans le Nord-Sinaï.
Appel à prendre les armes
« Nous, en tant que tribus, nous pouvons faire face à l'Etat islamique. Même si nous n'avons pas d'armes, nous pouvons suivre la trace des pas, et nous trouverons où ils se cachent, nous savons de quelle famille ils viennent. Ces actions, ce devoir appartient à nous, les gens du désert du Sinaï, mais jusqu'à aujourd'hui on ne peut pas circuler, on ne peut pas faire face à ce problème, on est restreint par le couvre-feu. »
L'Union des tribus du Sinaï a publié un communiqué hier pour appeler ses soutiens à prendre les armes pour lutter contre le groupe radical en collaboration avec l'armée égyptienne.
« Le Nord-Sinaï est prêt maintenant à se battre contre l'Etat Islamique avec son âme et son coeur, je crois que cet événement ne sera pas oublié, il est ancré à jamais dans les mémoires. Les tribus des Sawarka et des Tarabin vont s'allier contre l'EI, le combat va être dur et difficile. »
Deux tribus qui demandent depuis des mois à l'armée égyptienne, un soutien moral et logistique pour mettre fin à la terreur de l'Etat islamique dans le Nord-Sinaï.
Appel à prendre les armes
« Nous, en tant que tribus, nous pouvons faire face à l'Etat islamique. Même si nous n'avons pas d'armes, nous pouvons suivre la trace des pas, et nous trouverons où ils se cachent, nous savons de quelle famille ils viennent. Ces actions, ce devoir appartient à nous, les gens du désert du Sinaï, mais jusqu'à aujourd'hui on ne peut pas circuler, on ne peut pas faire face à ce problème, on est restreint par le couvre-feu. »
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