L'ancienne militante d’extrême gauche, Dilma Rousseff, 62 ans, est la première femme à diriger le géant sud-américain. La candidate du Parti des travailleurs (PT-gauche) avait manqué de peu la victoire au premier tour, le 3 octobre, avec 47% des suffrages contre 33% à son rival José Serra, ancien gouverneur de l'Etat de Sao Paulo.
Tout au long de la campagne électorale, Dilma Rousseff a profité du soutien et de la popularité du président sortant, Lula da Silva. Quelque 136 millions d'électeurs brésiliens étaient appelés aux urnes pour désigner son successeur à la tête du pays.
L'héritière désignée de Lula, parfois surnommée la Dame de fer, a promis lors de son premier discours en tant que présidente, d'honorer le vote des Brésiliens et de combattre la pauvreté. Elle s'est également dite très touchée d'être la première femme à accéder à la présidence. Alors qu'elle remerciait Lula, Dilma Roussef avait bien du mal à contenir son émotion.
« Premièrement, j’aimerais remercier le peuple brésilien, qui m’a accordé sa confiance. Je lui en serais éternellement reconnaissante pour avoir cette opportunité unique de servir mon pays à la plus haute fonction. Je promets de rendre toute l’attention que l’on m’avait apportée pendant la campagne, dans toutes les régions que j’avais visité.
Aucune région de mon pays ne sera tenue à l’écart, ou considérée de second rang. J’aimerais remercier aussi tous ceux qui ont voté au premier et au second tour pour d’autre candidats ou candidates. Ils ont eux aussi célébré la démocratie. A eux aussi vont tous mes remerciements ».
Les miltants du Parti des Travailleurs fêtent la victoire sur la plage de Copacabana
« Dilma, Dilma, présidente ! », ont clamé ses partisans toute la soirée, sur des rythmes de samba, pendant que l’alcool coulait à flot. Dilma Roussef, fonctionnaire de 63 ans, est la première femme présidente du Brésil, alors qu’elle n’avait jamais été élue auparavant. Cela n’inquiète pas Victoria, venu avec son petit copain danser sous les palmiers :
« Le charisme et la compétence, c’est Lula qui l’a, et il est derrière elle. C’est sûr, elle n’a jamais été élue, mais elle a travaillé dans plusieurs ministères. Elle a l’expérience de la vie publique. Elle est très préparée ».
Dans la foule, quelques militants de la cause homosexuelle se déhanchent eux aussi. Et même si Dilma Roussef s’est finalement prononcée contre l’avortement et le mariage homosexuel, Virginia reste confiante :
« Elle a fait ça pour être élue, et obtenir les voix de tout le monde, des catholiques, des fondamentalistes. Mais c’est Dilma. C’est une femme aussi. J’ai confiance en elle mais je n’hésiterai pas à aller manifester en faveur des homosexuels ».
Ils sont nombreux néanmoins ici à regretter Lula, tout en affirmant être sûrs qu’il ne sera jamais bien loin de la nouvelle présidente.
Tout au long de la campagne électorale, Dilma Rousseff a profité du soutien et de la popularité du président sortant, Lula da Silva. Quelque 136 millions d'électeurs brésiliens étaient appelés aux urnes pour désigner son successeur à la tête du pays.
L'héritière désignée de Lula, parfois surnommée la Dame de fer, a promis lors de son premier discours en tant que présidente, d'honorer le vote des Brésiliens et de combattre la pauvreté. Elle s'est également dite très touchée d'être la première femme à accéder à la présidence. Alors qu'elle remerciait Lula, Dilma Roussef avait bien du mal à contenir son émotion.
« Premièrement, j’aimerais remercier le peuple brésilien, qui m’a accordé sa confiance. Je lui en serais éternellement reconnaissante pour avoir cette opportunité unique de servir mon pays à la plus haute fonction. Je promets de rendre toute l’attention que l’on m’avait apportée pendant la campagne, dans toutes les régions que j’avais visité.
Aucune région de mon pays ne sera tenue à l’écart, ou considérée de second rang. J’aimerais remercier aussi tous ceux qui ont voté au premier et au second tour pour d’autre candidats ou candidates. Ils ont eux aussi célébré la démocratie. A eux aussi vont tous mes remerciements ».
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« Dilma, Dilma, présidente ! », ont clamé ses partisans toute la soirée, sur des rythmes de samba, pendant que l’alcool coulait à flot. Dilma Roussef, fonctionnaire de 63 ans, est la première femme présidente du Brésil, alors qu’elle n’avait jamais été élue auparavant. Cela n’inquiète pas Victoria, venu avec son petit copain danser sous les palmiers :
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