Le Somaliland a voté samedi 26 juin 2010 pour élire son président et ses députés. Cette région autoproclamée indépendante, du nord-ouest de la Somalie, n'est pour l'instant reconnue par aucun pays, ni par l'Union africaine. Le président Dahir Riyale, élu à la tête du Somaliland en mai 2002, est candidat à sa réélection. Plutôt stable et relativement prospère car épargné par les guerres claniques en raison de l'hégémonie du clan des Issak, le Somaliland a donc voté malgré les menaces des insurgés islamistes shebab qui contrôlent une grande partie du reste de la Somalie.
De ces élections au Somaliland, on retiendra l'image des files d'attente des électeurs devant les bureaux de vote dès le petit matin, sous l'œil vigilant des forces de l'ordre.
Par cette élection, le Somaliland voulait montrer qu'il est un État à part entière, qu'il a sa place dans le concert des nations mais il n'est pas sûr que le vote de ce samedi puisse avoir un impact sur une éventuelle reconnaissance internationale. En revanche, pour de nombreux électeurs, aller voter c'était au moins une manière de sceller une séparation définitive du reste de la Somalie et de ses troubles.
D'après nos confrères de l'Agence France Presse, le scrutin s'est déroulé sans incident. Les frontières étaient fermées.
Au Somaliland, on redoutait et l'on redoute encore les menaces de représailles des shebab, le plus important des groupes islamistes somaliens : « Vous n'avez que deux choix, avait lancé leur chef, soit vous suivez le chemin tracé par Allah, soit vous choisissez ce système démocratique soutenu par l'Occident infidèle » avait mis en garde Abou Zoubaïr.
Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant une semaine.
De ces élections au Somaliland, on retiendra l'image des files d'attente des électeurs devant les bureaux de vote dès le petit matin, sous l'œil vigilant des forces de l'ordre.
Par cette élection, le Somaliland voulait montrer qu'il est un État à part entière, qu'il a sa place dans le concert des nations mais il n'est pas sûr que le vote de ce samedi puisse avoir un impact sur une éventuelle reconnaissance internationale. En revanche, pour de nombreux électeurs, aller voter c'était au moins une manière de sceller une séparation définitive du reste de la Somalie et de ses troubles.
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