Comme il l'a rappelé hier soir, vendredi, quelques heures avant de regagner Paris, François Hollande était venu en Tunisie avec un objectif en tête : « Appuyer, au nom de la France, la transition démocratique dans le contexte que l'on sait ». Un message d'encouragement bien accueilli par l'ensemble de la classe politique tunisienne.
Il faut dire que le président français a fait attention à ne froisser personne. En abordant la défense des libertés, il a satisfait les laïcs, alors qu'en déclarant que l'islam et la démocratie étaient compatibles, il a contenté les islamistes au pouvoir. Le député Ennahda, Walid Bennani, s'est d'ailleurs réjouit de l'intervention du président français vendredi matin devant l'Assemblée nationale constituante : « Le discours est un discours qui ouvre des horizons, qui tranquilise aussi les jeunes tunisiens et le peuple tunisien, a-t-il commenté. C'est une ouverture sérieuse pour appuyer la transition démocratique en Tunisie ».
Une meilleure coopération économique
François Hollande a également fait l'unanimité en affichant sa volonté d'améliorer la coopération économique entre les deux pays. « Nous avons signé bon nombre d'accord dans bien des domaines économiques : l'agroalimentaire, les énergies, les nouvelles technologies, le tourisme ». Le tourisme tunisien est un secteur en crise actuellement. François Hollande lui a apporté son soutien direct en déclarant à plusieurs reprises que la Tunisie était un pays sûr.
Fahrat Hached. François Hollande a également rencontré vendredi la veuve du leader syndicaliste assassiné en 1952 pendant le Protectorat français (1881-1956), Farhat Ached. Cette assassinat reste un mystère pour les Tunisiens qui veulent connaître les commanditaires de ce crime imputé à une milice armée française. Le président François Hollande a remis à la veuve et au fils du défunt un dossier contenant les archives de la France sur cet assassinat.
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