Les enclos de l’entreprise Aleka Moges sont vides. Les 800 vaches, les chèvres, les poulets, les machines... tout a été volé ou détruit. Les employés accusent des miliciens Amharas, ayant conquis le Sud du Tigré d’avoir attaqué.
Le propriétaire Abadinu Gusa raconte : « Ils accusaient l’entreprise d’appartenir à l’ancien pouvoir, mais c’est faux. On a tenté de se protéger avec des bâtons. On les a stoppés pendant une heure. Mais ils sont revenus trop nombreux. On a été submergés. Des soldats étaient là, ils ont refusé de nous aider. Une dizaine d’employés ont été blessés. Je pense que les Amharas ont fait ça pour affamer peu à peu le Tigré. »
Quelques employés sont encore sur place. Ibra Khaday était superviseur depuis deux ans. Lui aussi a tenté de protéger l’entreprise, en vain : « On a essayé de se battre. Mais ils étaient armés. On était terrifiés et on a dû fuir. Tout le monde était tellement heureux de travailler ici. Après l’attaque, j’ai pleuré pendant des jours et des jours. C’est comme si on avait perdu notre propre maison. »
Aujourd’hui l’entreprise ne fonctionne plus, mais reste la cible de pillards. Une douzaine de gardes ont été recrutés. Meresa patrouille avec son fusil pour protéger encore ce qui peut l’être : « Ils profitent de l’opportunité après l’attaque. Ils sont intéressés par le métal et certaines pièces qui restent. Ils viennent la nuit avec des bâtons et même des armes à feu. Ça m’est arrivé de tirer et il faut être vigilant. »
Le propriétaire affirme que des contacts ont aperçu les animaux et le matériel volés circuler en zone Amhara. Mais il ne croit pas pouvoir les récupérer un jour.
Le propriétaire Abadinu Gusa raconte : « Ils accusaient l’entreprise d’appartenir à l’ancien pouvoir, mais c’est faux. On a tenté de se protéger avec des bâtons. On les a stoppés pendant une heure. Mais ils sont revenus trop nombreux. On a été submergés. Des soldats étaient là, ils ont refusé de nous aider. Une dizaine d’employés ont été blessés. Je pense que les Amharas ont fait ça pour affamer peu à peu le Tigré. »
Quelques employés sont encore sur place. Ibra Khaday était superviseur depuis deux ans. Lui aussi a tenté de protéger l’entreprise, en vain : « On a essayé de se battre. Mais ils étaient armés. On était terrifiés et on a dû fuir. Tout le monde était tellement heureux de travailler ici. Après l’attaque, j’ai pleuré pendant des jours et des jours. C’est comme si on avait perdu notre propre maison. »
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