Mohammed Abdallah revient pour la première fois chez lui, dans sa ville natale d’Erebti. Il doit retourner tous les soirs à 100 kilomètres de là, à Afdera où sa famille est déplacée : « Moi j’ai perdu tout ce que j’avais. Nous avons tout perdu. Nous n’avons même pas d’endroit pour revenir dormir, car les soldats tigréens ont détruit nos maisons. »
« Ils sont trop imprévisibles »
Avant la guerre, comme beaucoup d’hommes d’affaires, il vendait ses marchandises des deux côtés de la frontière régionale, en Afar et au Tigré, distant de seulement 30 kilomètres d’Erebti : « Honnêtement, je ne pense pas qu’on pourra commercer comme avant vu comment ils se sont comportés ici avec nos familles, nos anciens et nos femmes. Ce sont nos voisins, mais on ne leur fera plus confiance. Ils sont trop imprévisibles. »
Selon Abdusale Humo, membre de la commission de lutte contre la corruption en Afar, le lien est cassé entre les deux communautés : « Nous sommes très amers, car ils ont tué des civils, violés des femmes et volé des propriétés privées. Ce sera très difficile de revenir à des relations normales entre Tigréens et Afar. Pourquoi ? Parce que nous avons un sentiment de revanche. »
Quelques clans afars ont pourtant fait défection et ont rejoint les rangs tigréens.
« Ils sont trop imprévisibles »
Avant la guerre, comme beaucoup d’hommes d’affaires, il vendait ses marchandises des deux côtés de la frontière régionale, en Afar et au Tigré, distant de seulement 30 kilomètres d’Erebti : « Honnêtement, je ne pense pas qu’on pourra commercer comme avant vu comment ils se sont comportés ici avec nos familles, nos anciens et nos femmes. Ce sont nos voisins, mais on ne leur fera plus confiance. Ils sont trop imprévisibles. »
Selon Abdusale Humo, membre de la commission de lutte contre la corruption en Afar, le lien est cassé entre les deux communautés : « Nous sommes très amers, car ils ont tué des civils, violés des femmes et volé des propriétés privées. Ce sera très difficile de revenir à des relations normales entre Tigréens et Afar. Pourquoi ? Parce que nous avons un sentiment de revanche. »
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