La région de Fatick s’impose désormais comme un acteur clé dans la nouvelle dynamique extractive du Sénégal. À l’occasion de la rencontre régionale consacrée à la présentation du Rapport ITIE 2024, les autorités administratives et les acteurs du secteur ont mis en lumière des résultats historiques, tout en appelant à une gouvernance exemplaire et inclusive.
Prenant la parole, Thialy Faye a insisté sur l’importance du partenariat entre institutions publiques et société civile dans la promotion de la transparence et de la redevabilité. Selon lui, l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) poursuit une ambition claire : rendre visibles les flux financiers, les décisions et les impacts liés à l’exploitation des ressources naturelles afin qu’elles profitent pleinement au développement durable.
Le Rapport ITIE 2024 s’inscrit dans une dynamique nationale encourageante. Le Sénégal a en effet obtenu un score de 89 points lors de l’évaluation de la Norme ITIE 2023, une performance qualifiée de « très bonne », traduisant des efforts soutenus en matière de transparence.
Sur le plan économique, l’année 2024 marque un tournant. Le secteur extractif a généré 455,99 milliards de FCFA, dominé par les activités minières (81,07 %) et suivi par les hydrocarbures (17,04 %). Cette progression s’explique notamment par le démarrage de l’exploitation pétrolière en juin 2024.
Cependant, comme l’a souligné Thialy Faye, ces résultats posent une question essentielle : comment transformer ces ressources en progrès concret pour les populations ? La région de Fatick illustre parfaitement cet enjeu. En 2024, la contribution des entreprises extractives y a atteint 47,734 milliards de FCFA, soit plus de 10 % du total national, contre 13,342 milliards en 2023.
Cette progression spectaculaire est en grande partie liée au développement du champ pétrolier de Sangomar. Le 12 juillet 2024, la première cargaison de pétrole brut y a été expédiée, marquant une étape historique. Entre juillet et décembre, 17 cargaisons ont été exportées, représentant plus de 16 millions de barils.
Face à cette montée en puissance, le président du CN-ITIE a formulé plusieurs recommandations : améliorer la qualité des données déclarées, promouvoir le contenu local, mieux cibler les dépenses sociales, renforcer la transparence des transferts financiers aux collectivités et instaurer un dialogue multi-acteurs au niveau régional.
Lors de la cérémonie d’ouverture, la gouverneure de Fatick, Ngoné Cissé, a salué les performances enregistrées par le Sénégal. Elle a rappelé que 435,82 milliards de FCFA ont été directement versés au budget de l’État en 2024, avec une forte progression des revenus issus des hydrocarbures, passés de 30,65 milliards en 2023 à 77,70 milliards en 2024.
Selon le rapport, la production totale du champ de Sangomar est estimée à 16,9 millions de barils, dont 14 millions ont été commercialisés pour une valeur dépassant 641 milliards de FCFA. Une nouvelle réalité qui impose, selon elle, un débat public permanent et une participation active des citoyens.
La gouverneure a également mis en lumière les avancées en matière de contenu local. Pour la première fois, les entreprises sénégalaises ont dépassé leurs homologues étrangères en captant plus de 1 110 milliards de FCFA de transactions, contre 1 025 milliards pour les fournisseurs internationaux.
Toutefois, des défis subsistent. L’entreprise Woodside Energy, active dans la région, a certes dépensé massivement auprès de fournisseurs locaux, mais n’a pas fourni de détails sur ces transactions depuis plusieurs années. Un manque de transparence qui limite l’évaluation des retombées économiques réelles.
Au-delà des aspects financiers, le rapport souligne la nécessité de renforcer les mécanismes environnementaux et sociaux, notamment la gestion des fonds de réhabilitation des sites miniers et la protection de la biodiversité.
En conclusion, si la région de Fatick bénéficie aujourd’hui d’une dynamique extractive sans précédent, le véritable défi reste de transformer cette richesse en développement inclusif et durable. Les autorités et les acteurs du secteur s’accordent sur un point : la transparence, le dialogue et la bonne gouvernance seront les clés pour maximiser l’impact positif de cette nouvelle ère énergétique au Sénégal.
Prenant la parole, Thialy Faye a insisté sur l’importance du partenariat entre institutions publiques et société civile dans la promotion de la transparence et de la redevabilité. Selon lui, l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) poursuit une ambition claire : rendre visibles les flux financiers, les décisions et les impacts liés à l’exploitation des ressources naturelles afin qu’elles profitent pleinement au développement durable.
Le Rapport ITIE 2024 s’inscrit dans une dynamique nationale encourageante. Le Sénégal a en effet obtenu un score de 89 points lors de l’évaluation de la Norme ITIE 2023, une performance qualifiée de « très bonne », traduisant des efforts soutenus en matière de transparence.
Sur le plan économique, l’année 2024 marque un tournant. Le secteur extractif a généré 455,99 milliards de FCFA, dominé par les activités minières (81,07 %) et suivi par les hydrocarbures (17,04 %). Cette progression s’explique notamment par le démarrage de l’exploitation pétrolière en juin 2024.
Cependant, comme l’a souligné Thialy Faye, ces résultats posent une question essentielle : comment transformer ces ressources en progrès concret pour les populations ? La région de Fatick illustre parfaitement cet enjeu. En 2024, la contribution des entreprises extractives y a atteint 47,734 milliards de FCFA, soit plus de 10 % du total national, contre 13,342 milliards en 2023.
Cette progression spectaculaire est en grande partie liée au développement du champ pétrolier de Sangomar. Le 12 juillet 2024, la première cargaison de pétrole brut y a été expédiée, marquant une étape historique. Entre juillet et décembre, 17 cargaisons ont été exportées, représentant plus de 16 millions de barils.
Face à cette montée en puissance, le président du CN-ITIE a formulé plusieurs recommandations : améliorer la qualité des données déclarées, promouvoir le contenu local, mieux cibler les dépenses sociales, renforcer la transparence des transferts financiers aux collectivités et instaurer un dialogue multi-acteurs au niveau régional.
Lors de la cérémonie d’ouverture, la gouverneure de Fatick, Ngoné Cissé, a salué les performances enregistrées par le Sénégal. Elle a rappelé que 435,82 milliards de FCFA ont été directement versés au budget de l’État en 2024, avec une forte progression des revenus issus des hydrocarbures, passés de 30,65 milliards en 2023 à 77,70 milliards en 2024.
Selon le rapport, la production totale du champ de Sangomar est estimée à 16,9 millions de barils, dont 14 millions ont été commercialisés pour une valeur dépassant 641 milliards de FCFA. Une nouvelle réalité qui impose, selon elle, un débat public permanent et une participation active des citoyens.
La gouverneure a également mis en lumière les avancées en matière de contenu local. Pour la première fois, les entreprises sénégalaises ont dépassé leurs homologues étrangères en captant plus de 1 110 milliards de FCFA de transactions, contre 1 025 milliards pour les fournisseurs internationaux.
Toutefois, des défis subsistent. L’entreprise Woodside Energy, active dans la région, a certes dépensé massivement auprès de fournisseurs locaux, mais n’a pas fourni de détails sur ces transactions depuis plusieurs années. Un manque de transparence qui limite l’évaluation des retombées économiques réelles.
Au-delà des aspects financiers, le rapport souligne la nécessité de renforcer les mécanismes environnementaux et sociaux, notamment la gestion des fonds de réhabilitation des sites miniers et la protection de la biodiversité.
En conclusion, si la région de Fatick bénéficie aujourd’hui d’une dynamique extractive sans précédent, le véritable défi reste de transformer cette richesse en développement inclusif et durable. Les autorités et les acteurs du secteur s’accordent sur un point : la transparence, le dialogue et la bonne gouvernance seront les clés pour maximiser l’impact positif de cette nouvelle ère énergétique au Sénégal.
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