Le report de ces élections était plus ou moins attendu. Dans sa déclaration, le ministre de l'Intérieur affirme que ce report est partie d'une saisine de la Cour constitutionnelle par la commission électorale. Celle-ci a fait constater à la Cour une insuffisance de budget pour organiser le scrutin. La Cour a ainsi reconnu le cas de force majeure et décidé donc de reporter le scrutin à juillet 2017.
Le Gabon fait en effet face à une grave crise économique du fait de la chute des cours du pétrole.
L'opposition estime cependant que la raison financière n'est pas valable pour reporter ce scrutin, car le budget était voté depuis décembre 2015. « C'est en novembre 2016, près d'un an après, qu'on vient réaliser que le budget n'est pas suffisant? Le budget est annuel. On aurait pu dire: on le décale à janvier 2017, parce que le Trésor aurait su trouver les ressources s'il y avait des dotations budgétaires suffisantes. Mais non, on le décale à juillet 2017 », regrette Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping.
L'opposition dénonce aussi une décision qui prolonge illégalement le mandat de député. « Cette décision veut dire que les députés ont été nommés par la Cour. Ils pourront continuer leurs mandats comme bon leur semble et ils pourront voter des lois au Gabon. C'est inacceptable. C'est antidémocratique », a-t-il encore déploré.
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