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Gambie: Adama Barrow appelle Yahya Jammeh à respecter la volonté du peuple

Après s'être réuni ce samedi matin avec les leaders de la coalition qui lui a permis de remporter la présidentielle du 1er décembre, le président élu Adama Barrow a adressé un message ferme à Yahya Jammeh qui conteste sa victoire. Il a appelé le président sortant à respecter la volonté du peuple. La situation s'est tendue hier en Gambie lorsque, une semaine après avoir reconnu contre toute attente sa défaite électorale, le président gambien Yahya Jammeh a de nouveau créé la surprise en rejetant les résultats du scrutin. Cette annonce a bouleversé la situation en Gambie, où la population profitait d'une liberté inédite, avec la perspective d'une alternance démocratique, après 22 ans de pouvoir sans partage de Yahya Jammeh.



Docteur Hamadoun I. Touré : « L’idée de créer Smath Africa est une réalité »
 
La Quatrième (4ème)  Conférence annuelle de l’Amicale des Cadre de l’ARTP a eu lieu  ce matin à Dakar. Une conférence qui a pour thème : « L’Afrique est-il un continent numérique ? Comment promouvoir le leadership du Sénégal dans une Afrique numérique ? », animé par Docteur Hamadoun I. Touré.
 
Dr I. Hamadoun Touré, par ailleurs directeur exécutif de Smath Africa, a dans son  analyse soutenu que : « Toute les Etats Africain sont très conscient des Technologies de la  Communication et de l’Information pour le développement. Cet  outil peut être important pour développer tout autre secteur  de l’économie. Que ce soit l’agriculture, la santé, l’éducation, l’économie en générale ».
 
« Nous sommes sur que,  si nous utilisons les TIC,  nous  pouvons atteindre les objectifs du développement durable »,  rassure directeur exécutif de Smath Africa. 
 
Selon lui, «La stratégie est très simple. Chaque pays devrait pour cela, se porter pilote d’un projet far de développement. Que ce soit l’économie verte, la création d’emploi, les systèmes d’énergie Smath,  les systèmes de transport Smath, c’est cela que chaque pays doit avoir en projet pour pouvoir partager avec les autres continents. Nous avons une stratégie, un plan qui nous permet de nous développer. Avec l’engagement de nos chefs d’Etat, nous pouvons nous développer». 
 
Le secrétaire d’Etat, venu représenter le Premier ministre à cette rencontre est revenu sur la place des télécommunications. « Aucune réforme, ne peut se faire sans l’apport des télécommunication. Dans la réingénierie des processus administratif, dans tout ce qui  est amélioration  de l’efficacité de l’administration publique, donc du service au publique. Dans tout  ce qui est amélioration de l’environnement des affaires, prendre notre pays économiquement plus incitatif, il  faut l’implication des télécommunications pour  l’automatisation de certains statuts. Mais aussi, la collaboration de certains services dans la création des services sociaux destinés aux citoyens », fait-il s’avoir.
 
Il a aussi rappelé que notre croissance, est portée essentiellement autour  de 40% ou même plus pour les secteurs tertiaire, et le  secteur des services et télé-services. Selon le secrétaire d’Etat, « la plus grande des perte c’est celle de temps. Et le  temps  c’est quelques choses qu’on ne récupère pas».
 
Pour lui,  « on peut récupérer un bien, on peut récupérer du matériel, on peut faire une maison et la regagné, mais le temps. Tout ce que nous faisons dans les efforts en matière de  développement technologique, c’est pour aller plus vite en réalité dans l’espace et dans le temps. Et pour cela, il faut  évidement que la base soit là. Ce qu’on  appelle nous Sénégalais à être là à temps. les télécommunication regorgent de nos  plus  valeureux ressources humaines surtout en matière d’ingénierie.  Et c’est pour quoi c’est un secteur dans le Sénégal est leadeur en Afrique. Je ne dis pas seulement en Afrique. Je ne dis pas seulement en Afrique de l’Ouest, mais en Afrique on  a parlé du projet, c’est un Africa. L’émergence aujourd’hui, comme au 19e siècle c’était les infrastructures, les autoroutes, les routes, les espaces de stockage. Aujourd’hui on parle de stockage en terme de capacité, de baye, de Kiker baye, de méga baye, et d’autoroute de l’information et d’échange».
 
Par ailleurs, le représentant du PM, de souligner qu’évidement, « il y a des enjeux pour les populations, ou vous vous utilisez des gaps pour payer. Il y a des enjeux pour la sécurité du pays, il y a des enjeux économiques, des enjeux sociaux. Même nos programmes de santé économique, la couverture médicale universelle, le projet du président de la république, d’apporter un soient médicale à chaque Sénégalais, cela peut se faire grâce aux technologies de l’information, les téléconférences, les télé-services, de permettre à un médecin d’opérer à distance. Mit dans un contexte africain, nous parlons de africa ».
 
Le Directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall pour sa part, a rappelé que le Smath Africa, dont le Docteur Amadoun Touré est le directeur exécutif, a entre autre, comme mission de développer les technologies de l’information et de la communication à l’Afrique de manière général. Et le Sénégal est l’un des pays membre du africa à côté de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Bourkina Fasso ».
 
Abdou Karim Sall de rassurer les citoyens de l’espace avec la suppression du tarif du rumine : «Nous avons ressemant procédé à la signature d’un protocole d’accord entre les différents régulateurs. Ce pour faire en sorte que, les citoyen de l’espace puissent assurer une certaines mobilités. Notamment dans le domaine des télécommunications avec la suppression du tarif du rumine. Donc d’ici peu,  les Sénégalais ou les africains qui vont se rendre au Sénégal, ne ferons plus face à cet tarif du rumine. Parce que celui qui doit recevoir l’appel, aura une carte égale à zéro et que il sera facturé comme s’il était dans sont pays. Ce qui est important dans le cadre de l’intégration».
Plusieurs personnalités ont pris part à la conférence.
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« Je suis le président démocratiquement élu de la République de Gambie ». Face à la presse, Adama Barrow a été très clair et n’a laissé aucun espace à Yahya Jammeh.
En boubou orange, le visage fermé, le président élu il y a huit jours s’est exprimé depuis sa maison à Yundum dans la grande banlieue de Banjul.
 
Il a balayé les arguments de Yahya Jammeh qui exigeait hier soir un nouveau vote. Yahya Jammeh « n’a pas l'autorité constitutionnelle pour invalider les résultats ni pour convoquer un nouveau scrutin », selon Adama Barrow. « La Commission électorale est la seule autorité compétente pour annoncer le résultat des élections et pour en déclarer le vainqueur », assure le président élu.
 
En présence des autres leaders de la coalition, coalition qui a remporté ce scrutin présidentiel, Adama Barrow a ajouté : « nous appelons Yahya Jammeh à respecter le processus de transition et à léguer le pouvoir à la fin de son mandat en janvier. J’exhorte Yahya Jammeh à respecter la volonté du peuple ». Une posture ferme, soutenue d’ailleurs par l’ensemble de la communauté internationale.
 
Adama Barrow a néanmoins appelé au calme : « Je conseille aux militants de la coalition de célébrer la victoire avec discipline et maturité, et de se préparer pour l'investiture en janvier après la fin du mandat du président sortant ». Et il a conclu son intervention en appellant Yahya Jammeh à « revoir sa position actuelle et à accepter le verdict du peuple de bonne foi, dans l'intérêt de la Gambie, notre mère patrie, dont le peuple mérite paix, liberté et prospérité ».
 
« On ne comprend pas la situation »
 
Cette déclaration était attendue depuis ce matin par les Gambiens. Les habitants de la capitale joints ce matin par RFI au téléphone nous expliquaient que la population vaquait normalement à ses occupations, que les magasins étaient ouverts, mais que les gens étaient inquiets. « On ne sait pas vraiment ce qu’il se passe, on ne comprend pas la situation », nous expliquait Abdoulaye, un étudiant.
 
Dans la matinée, les leaders de la coalition se sont réunis pour débattre de la position à adopter et d'une déclaration dans la maison de Adama Barrow, à Yundum dans la grande banlieue de Banjul. « Cette annonce de Yaya Jammeh terni l’image de notre pays, le peuple gambien a pris sa décision », déclarait hier soir le président élu.
 
Que va faire l'armée ?
 
Les habitants se demandent notamment quel est ou va être le rôle de l'armée et si elle est divisée. Avant-hier, le président élu, Adama Barrow, indiquait que le chef d’état-major lui avait apporté son soutien, lui avait garanti sa loyauté.
 
Mais vendredi, quelques heures avant son revirement et sa déclaration, Yahya Jammeh a promu 49 militaires à des postes clefs. Dans quel objectif ? Qui sont ces militaires ? Autant de questions qui restent en suspens mais il semble évident que Yahya Jammeh cherche des soutiens au sein de l’armée.
 
Le chef d’état-major est le patron de l’armée mais il n’est pas toute l’armée. Yahya Jammeh pourrait donc s’appuyer non seulement sur le reste de l’armée et sur les services de renseignement. Mais d’aucuns disent aussi qu’il aurait des liens extrêmement étroits avec les MFDC, qui pourraient être aussi une force ultime de recours.  
 

Rfi.fr

Dimanche 11 Décembre 2016 - 07:21



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