Le vice-caporal Sambujang Bojang est détenu depuis trois mois dans un camp militaire pour avoir aidé un autre soldat à s’échapper. Sa femme, Sunkaru Jarju, dénonce une détention arbitraire : « Depuis le 12 juillet, mon mari est là-bas. Il n’est pas jugé et on ne lui pose aucune question. Je veux que le nouveau gouvernement agisse différemment », exhorte-t-elle.
Même colère pour Assan Jammeh, un neveu de l’ancien président. Son frère, Abdoulie, est détenu officiellement pour avoir quitté son poste sans autorisation. « Ils disent que c’est parce qu’il n’est pas allé au travail. Mais il est proche de Yahya Jammeh, je sais que c’est pour ça qu’ils l’ont arrêté. Il n’a aucun avocat. On ne lui donne aucune chance de se défendre. Ce n’est pas normal », s’insurge-t-il.
Rien d’illégal, selon le ministre de l’Information Demba Jawo, la loi militaire s’applique : « C’est vrai que dans la Constitution, nous avons cette durée de 72 heures de détention sans être présenté à un juge. Mais il y a aussi une loi spécifique pour les forces armées gambiennes. Et cette limite de 72 heures ne s’applique pas », défend-il.
Un délai nécessaire pour traiter ces affaires militaires selon le chef de l’armée, le lieutenant-général Masaneh Kinteh. « Ce sont des dossiers complexes, en lien avec la sécurité du pays. On a mis en avant suffisamment de justifications pour dépasser la durée de détention. Mais bien sûr ils ne resteront pas incarcérés de façon illimitée », assure-t-il.
Selon l’armée gambienne, en tout, 23 soldats sont en ce moment détenus différents camps militaires du pays.
Même colère pour Assan Jammeh, un neveu de l’ancien président. Son frère, Abdoulie, est détenu officiellement pour avoir quitté son poste sans autorisation. « Ils disent que c’est parce qu’il n’est pas allé au travail. Mais il est proche de Yahya Jammeh, je sais que c’est pour ça qu’ils l’ont arrêté. Il n’a aucun avocat. On ne lui donne aucune chance de se défendre. Ce n’est pas normal », s’insurge-t-il.
Rien d’illégal, selon le ministre de l’Information Demba Jawo, la loi militaire s’applique : « C’est vrai que dans la Constitution, nous avons cette durée de 72 heures de détention sans être présenté à un juge. Mais il y a aussi une loi spécifique pour les forces armées gambiennes. Et cette limite de 72 heures ne s’applique pas », défend-il.
Un délai nécessaire pour traiter ces affaires militaires selon le chef de l’armée, le lieutenant-général Masaneh Kinteh. « Ce sont des dossiers complexes, en lien avec la sécurité du pays. On a mis en avant suffisamment de justifications pour dépasser la durée de détention. Mais bien sûr ils ne resteront pas incarcérés de façon illimitée », assure-t-il.
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