Le matériel nécessaire au scrutin commence à arriver en Haïti, les centres de vote sont évalués à travers le pays : le conseil électoral provisoire assure que l’agenda de préparation du référendum est respecté. Mais quand on lui demande si l’état d’urgence sanitaire, décrété face à l’épidémie de coronavirus, peut hypothéquer la tenue du scrutin le 27 juin, Hubert Jean, le porte-parole du CEP, répond sans détour : « Nous pensons que oui parce que le conseil électoral est en Haïti, il fait partie du pays. C’est normal. S’il y a une pandémie qui ravage le pays et qui oblige ou même exige que le conseil s’abstienne de toutes ses activités, oui ça peut hypothéquer. »
Le projet de changement de Constitution souhaité par le pouvoir en place est pour l’heure sur la sellette. Au-delà du Covid, le conseil électoral n’a pas caché qu’il y avait un autre handicap de taille : plus de 10% des centres de votes de l’aire métropolitaine n’ont pas pu être évalués pour des raisons de sécurité. Comment réaliser une élection dans les quartiers sous l’emprise des gangs ? La question reste entière.
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