Réveil agité pour Myriam El Khomri mercredi matin. Une soixantaine d'opposants à la loi Travail ont bloqué en début de matinée le domicile de la ministre du Travail situé dans le XVIIIe arrondissement parisien. Les policiers sont intervenus pour mettre fin au rassemblement qui s'est déroulé dans le calme. La ministre du Travail "dénonce" un "acte d'intimidation" qui "viole son intimité" quand François Hollande a jugé lors du Conseil des ministres cet acte de défiance "parfaitement inadmissible".
"Depuis trois mois que dure la mobilisation contre la loi Travail, depuis trois mois que le gouvernement s'obstine, nous avons eu le loisir de vérifier que, pour nous, aucune intimité ne vaut face à la logique économique et à son pendant policier", rétorque dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires d'Île-de-France, à l'origine de l'opération.
Dénonçant les violences policières dans les cortèges, les assignations à résidence décrétées dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestants fustigent le texte défendu par la ministre qui impliquerait "des évaluations continues", "des vérifications administratives sur les comptes bancaires des pauvres". "Nous sommes venus rétablir un peu d'égalité, faire que la transparence que l'on nous impose atteigne aussi ceux qui, contre la société, décident de son organisation", concluent-ils.
Vers 8h30, les manifestants ont été "raccompagnés" par les policiers vers la station de métro la plus proche. Toujours dans le calme. La coordination des intermittents et précaires d'Île-de-France a d'ores et déjà prévu de s'inviter mercredi soir au meeting gouvernemental organisé dans le XIIe arrondissement parisien pour défendre la loi Travail.
"Depuis trois mois que dure la mobilisation contre la loi Travail, depuis trois mois que le gouvernement s'obstine, nous avons eu le loisir de vérifier que, pour nous, aucune intimité ne vaut face à la logique économique et à son pendant policier", rétorque dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires d'Île-de-France, à l'origine de l'opération.
Dénonçant les violences policières dans les cortèges, les assignations à résidence décrétées dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestants fustigent le texte défendu par la ministre qui impliquerait "des évaluations continues", "des vérifications administratives sur les comptes bancaires des pauvres". "Nous sommes venus rétablir un peu d'égalité, faire que la transparence que l'on nous impose atteigne aussi ceux qui, contre la société, décident de son organisation", concluent-ils.
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