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Iran: Hassan Rohani souhaite plus de candidats pour l'élection présidentielle

En Iran, les réactions se multiplient après le rejet des candidats modérés et réformateurs par le Conseil des gardiens de la Constitution. Cet organe contrôlé par les conservateurs et chargé de filtrer les candidats, a seulement approuvé la candidature de sept personnes.



Le président Hassan Rohani a écrit au guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei pour lui demander d'intervenir pour repêcher certains candidats afin d'avoir une élection plus compétitive. « Des élections sans concurrence, c'est comme un cadavre sans âme », a déclaré le président iranien.

Après deux mandats, Hassan Rohani ne peut pas se présenter de nouveau selon la Constitution, mais l'élimination de tous les candidats modérés et réformateurs signifie la mise à l'écart de ses amis politiques de toutes les instances du pouvoir. Une première depuis plus de quarante ans, précise notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Ebrahim Raïssi demande la qualification de certains concurrents
La coalition des partis réformateurs a d'ailleurs assuré que faute de candidats, elle ne pourrait pas participer à l'élection. Le principal candidat conservateur, Ebrahim Raïssi, actuellement chef de la Justice, a lui-même déclaré qu'il avait mené des consultations pour obtenir la qualification de certains candidats concurrents. 

De son côté, l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, lui-même disqualifié, a dénoncé la décision de l'écarter en soulignant qu'il refusait de garder le silence. Il a affirmé qu'il avait été mis en garde contre toute tentative de protestation.

Chargé d'examiner les dossiers de quelque 600 candidats au scrutin du 18 juin, le Conseil des gardiens de la Constitution, organe non élu chargé du contrôle de l'élection, en a autorisé sept à concourir. Le petit nombre de candidats par ailleurs majoritairement ultra-conservateurs, pourra peser sur la participation. manque de mobilisation populaire le jour du scrutin. Hassan Rohani s'est inquiété à ce propos: une faible participation serait, selon lui, préjudiciable à « l'intérêt national ».


Malgré ces critiques, pour l'instant, il n'y a aucun signe d'un changement de la donne.

RFI

Mercredi 26 Mai 2021 - 12:39


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