Jusqu’à présent, Cesare Battisti n’avait jamais reconnu formellement sa responsabilité dans les quatre meurtres qui ont valu à l’ancien activiste italien d’extrême gauche une condamnation à perpétuité en Italie. C’est désormais chose faite, a annoncé lundi 25 mars le procureur de Milan, Alberto Nobili, lors d’une conférence de presse.
Cesare Battisti, 64 ans, a reconnu toutes les charges pesant contre lui et ses responsabilités dans les quatre crimes, a déclaré le procureur, précisant que ce revirement est intervenu au cours de l’interrogatoire du suspect mené samedi et dimanche. L’ex-activiste a également présenté ses excuses aux familles de ses victimes pour la douleur causée, a ajouté M. Nobili.
Capturé en Bolivie
Le fugitif le plus recherché d’Italie avait été reconnu coupable, en 1981, de quatre homicides : deux en tant qu’acteur direct (le gardien de prison Antonio Santoro, le 6 juin 1978, à Udine, et le policier Andrea Campagna, le 19 avril 1979, à Milan), et deux autres, en 1979 (en tant que complice : un bijoutier, Pierluigi Torregiani, et un boucher, Lino Sabbadin).
Jugé par contumace en 1987-1988, Cesare Battisti avait pu entrer en contact avec l’avocat chargé de sa défense lors du procès, et malgré les nombreuses contestations de ses défenseurs, les procédures ont été validées par la justice européenne. L’homme avait pourtant entamé une cavale de trente-sept ans, qui l’a mené notamment au Mexique, en France durant une quinzaine d’années ou encore au Brésil.
Cesare Battisti, 64 ans, a été capturé à la mi-janvier en Bolivie. L’ancien activiste d’extrême gauche, qui s’est livré sans résistance, a été extradé vers l’Italie mi-janvier. Après son retour à Rome, il a été transféré dans la prison de haute sécurité d’Oristano, en Sardaigne, où il purge sa peine de réclusion à perpétuité.
A Rome, l’arrestation du condamné avait été célébrée presque unanimement. Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, avait ainsi évoqué le sort d’un «délinquant qui ne mérite pas une vie confortable au bord de la plage mais devrait finir ses jours en prison». Le ministre de la justice, Alfonso Bonafede (Mouvement 5 étoiles), a de son côté exprimé une pensée envers les familles des victimes, « à qui l’on peut désormais dire que justice a été faite ».
lemonde.fr
Cesare Battisti, 64 ans, a reconnu toutes les charges pesant contre lui et ses responsabilités dans les quatre crimes, a déclaré le procureur, précisant que ce revirement est intervenu au cours de l’interrogatoire du suspect mené samedi et dimanche. L’ex-activiste a également présenté ses excuses aux familles de ses victimes pour la douleur causée, a ajouté M. Nobili.
Capturé en Bolivie
Le fugitif le plus recherché d’Italie avait été reconnu coupable, en 1981, de quatre homicides : deux en tant qu’acteur direct (le gardien de prison Antonio Santoro, le 6 juin 1978, à Udine, et le policier Andrea Campagna, le 19 avril 1979, à Milan), et deux autres, en 1979 (en tant que complice : un bijoutier, Pierluigi Torregiani, et un boucher, Lino Sabbadin).
Jugé par contumace en 1987-1988, Cesare Battisti avait pu entrer en contact avec l’avocat chargé de sa défense lors du procès, et malgré les nombreuses contestations de ses défenseurs, les procédures ont été validées par la justice européenne. L’homme avait pourtant entamé une cavale de trente-sept ans, qui l’a mené notamment au Mexique, en France durant une quinzaine d’années ou encore au Brésil.
Cesare Battisti, 64 ans, a été capturé à la mi-janvier en Bolivie. L’ancien activiste d’extrême gauche, qui s’est livré sans résistance, a été extradé vers l’Italie mi-janvier. Après son retour à Rome, il a été transféré dans la prison de haute sécurité d’Oristano, en Sardaigne, où il purge sa peine de réclusion à perpétuité.
A Rome, l’arrestation du condamné avait été célébrée presque unanimement. Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, avait ainsi évoqué le sort d’un «délinquant qui ne mérite pas une vie confortable au bord de la plage mais devrait finir ses jours en prison». Le ministre de la justice, Alfonso Bonafede (Mouvement 5 étoiles), a de son côté exprimé une pensée envers les familles des victimes, « à qui l’on peut désormais dire que justice a été faite ».
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