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L'APR et le 3e mandat de Macky Sall :les théoriciens du « Contre » virés pendant que ceux du « Pour » sont épargnés



Le débat sur le 3e mandat a refait surface au Sénégal. Cette fois, c’est le président du groupe parlementaire de la majorité (Bennon Bokk Yakaar) qui a abordé le sujet. Dans l’émission Grand Jury dimanche sur la Radio futurs médias (RFM), Aymérou Gningue est revenu sur cette question qui a déjà coûté la tête à certains responsables du parti au pouvoir. Seulement, le parlementaire a, durant cette sortie, soutenu que, juridiquement, Macky Sall peut se représenter en 2024 pour la troisième fois.  Avant lui, le Directeur général de la compagnie nationale du transport Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop avait défendu le contraire. Conséquence, Me Diop a été viré de son poste.  Et le constat montre que le président Macky Sall vire tous les théoriciens du « contre », pendant que ceux qui « pour » sa candidature en 2024, sont épargnés.

Les premiers responsables du parti au pouvoir à relancer le débat sur le troisième mandat au Sénégal sont l’ancien Premier ministre Boune Abdallah Dionne et Mbaye Ndiaye, ancien ministre  de l’Intérieur, dès févier 2019. Si le premier cité, est allé plus loin en appelant à « supprimer la limitation des mandats présidentiels au Sénégal », le second et actuel ministre d'Etat (sans portefeuille), a affirmé clairement que Macky Sall a le droit de se représenter en 2024, puisque selon lui, il en est qu'à son premier mandat, d'après la révision constitutionnelle de 2016.

Il s’y ajoute la déclaration du député démissionnaire de la mouvance présidentielle, Seydina Fall alias Bougazelli. Ce proche collaborateur du chef de l'Etat,  poussé à la démission, car trempé dans une affaire de trafic de faux billets de banque, avait fait cette révélation explosive en octobre 2019. 

« Juridiquement, le président de la République a droit à trois mandats. Raison pour laquelle, affirme-t-il, Macky Sall va briguer un troisième mandat, parce que c’est une demande sociale. L’Apr et la grande coalition Bby, qui n’auront pas de candidats en 2024, vont mettre la main à la patte pour épauler le Président Sall dans ce nouveau défi. Macky Sall sera notre candidat et on va battre à plate couture l’opposition. Que l’on soit clair, juridiquement, il a le droit de demander un troisième mandat, et il le fera. (...) L’opposition est dans son rôle de pérorer, laissons-la avec son jeu favori. Macky Sall lui surfe sur le réel », avait lancé l'ex-député.  

La porte pour ceux qui ne veulent pas de Macky en 2024
 

L'APR et le 3e mandat de Macky Sall :les théoriciens du « Contre » virés pendant que ceux du « Pour » sont épargnés
Si rien n’est arrivé aux théoriciens du « pour », ce malgré l’interdiction du chef de l’Etat de parler du 3e mandat dans les médias, pour les théoriciens du « contre », tel n’est pas le cas. Le chef de l’Etat a montré plusieurs fois qu'il ne badine pas avec ceux qui disent qu’il ne peut pas se présenter pour une 3e fois. La preuve, certains de ses partisans comme son ancien chef de Cabinet, Moustapha Diakhaté, le Directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba et récemment Me Moussa Diop, ont été simplement virés de leurs postes.

Lundi 28 octobre, le président Macky Sall a mis fin aux fonctions de son ministre-conseiller, Moustapha Diakhaté. Un limogeage qui est intervenu seulement quelques heures après avoir déclaré que la méthode avec laquelle le chef de l’Apr gère le débat sur un 3e mandat est contre-productive.

Une semaine avant, c'était le Directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba qui a été la première victime du genre. Invité le dimanche 13 octobre sur la Rfm lors de l’émission Grand Jury, M. Kaba avait soutenu que Macky Sall est à son second et dernier mandat. Le lendemain, lundi 14 octobre, un décret présidentiel a été envoyé à la presse faisant état de son limogeage. 

La ligne de communication du parti au pouvoir, définie lors d'un séminaire à Mbour et interdisant à tout membre de s'exprimer sur le sujet, a été agitée pour expliquer les exclusions de certains "théoriciens du Contre". Mais elle n'a jamais été appliquée à ceux qui défendent une candidature du chef de l'Apr en 2024.

Salif SAKHANOKHO

Mardi 22 Septembre 2020 - 16:30



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