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L'UNILATÉRALISME PASTEFISTE OU LE POLPOTIANISME SÉNÉGALAIS (Par Mounir SY ibn Moudir ibn Baba)



Lorsque le Mali se meurt à Kati et à kidal, le Sénégal se leurre à la Place Soweto. Pour sortir de cette embuscade pernicieusement préméditée, je fais recours à une chronique de mon grand-frère que j'appelle affectueusement Tidiane ibn Sidy, le veilleur ironique des Kountiyous qui, entre Ndiambour et Gorée, scrute Djolof Land, notre Sunugaal.

En entendant une invitation à une sonkorisation généralisée du pays, j'étais tenté par la relecture du célèbre livre de Georges Orwell, "1984". Ainsi, l'idée d'écrire un autre intitulé "2026" m'a taraudé l'esprit surtout quand je me remémore ce passage d'Ibn Sidy : "le crime de pensée ne provoque pas la mort. Le crime de pensée est la mort".  Une formule glaçante conjecturelle, que les khmers rouges de Pol Pot avaient déjà traduite en politique d’extermination : il ne suffisait plus de se taire, il fallait cesser de penser. 

Comme au Cambodge d'alors, ici à Djolof Land aujourd'hui, "porter des lunettes de correction, avoir fait de hautes études et donner un avis objectif sur la marche du pays suffisent à se faire envoyer au fond des abysses. Penser autrement et différemment devient, pour les "champions de 2024 et surtout les députés pastefistes", une trahison.

 L’idéologie dominante n’accepte ni nuance, ni souvenir ; ni conscience, ni contradiction. Le crime de pensée n’est pas puni : il est supprimé. Qui n'est pas d'eux ou avec eux est un kuluna, un microbe oubliant qu'il y a pire : le virus. Cet agent infectieux très petit qui possède un seul type d'acide nucléique et qui ne peut se reproduire qu'en parasitant une cellule pour réduire tout le coprs en silence, tous les organes amorphes.

Aujourd’hui, à Djolof Land, le climat mental est devenu une politique d’Etat, servie pour un Homme-Etat par des militants qui marchent au pas et des élus qui n'expriment plus la volonté générale mais défendent le vouloir du seul leader vu comme "pur". 

Quiconque se pique au régime, se frotte d'injures et de calomnies 72 heures durant dans un pays jadis, chantre de la retenue et de la pudeur, hameau du beau-dire et fief du vrai-dire.

Seule une société détraquée s'attaque à la stabilité institutionnelle et à  la solidité constitutionnelle.  Le texte fondamental est une table de lois où naissent les aspirations légitimes et non un glaive qui tranche pour faire gicler le sang de la Res publicae. Elle réconcilie et unit ; elle ne divise pas et ne sépare pas. Elle n'est pas conjecturelle mais plutôt structurelle. 

Notre Etat de droit est balafré par l'Etat légal qui panse pas les plaies du jour mais pense à l'élu de demain.  Quiconque s'y oppose, au lieu de mériter la reconnaissance de la société, risque de recevoir la bave des chiens galeux. 

C’est cela, Djolof Land, version pastefiste : une patrie où l’on ne juge plus les actes, mais les lignées ; où la haine ne vise plus la pensée, mais l’ascendance ; où l'attaque devient automatique et systématique, sans mémoire et sans décence. Et tout cela, sous le regard complice de beaucoup d’intellectuels, jadis pétionnistes et aujourd'hui abstentionnistes et taiseux.

Je suis d'avis, avec le veilleur ironique qu'à Djolof Land, on ne cherche plus la vérité, on vise la soumission. L’objectif n’est plus d’avoir raison, mais de faire PEUR. Le crime n’est plus dans ce qui est dit, mais dans le simple fait d’avoir osé le dire. 

Pour le clan, il faut briser la réputation, piétiner la dignité, dénoncer la réussite, souiller la noblesse, imposer le silence, liquider les figures tutélaires, étouffer le succès, brûler les héritages ancestraux, vilipender les prouesses dans la raillerie, dans l’opprobre.

C’est là, en toute beauté, le déclin d’une nation, d’une société, d’une civilisation. C'est là, en toute jeunesse, la naissance d'une dictature rampante, d'un système de la terreur, connu hier sous Hilter, sous Pol Pot et aujourdhui sous....suivez mon regard. En de pareilles circonstances, tout silence est complice, toute parole libératrice. 

Mounir SY ibn Moudir ibn Baba


Mercredi 29 Avril 2026 - 12:06


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