Dans une résolution rendue publique jeudi sur son site internet, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA « souligne la nécessité absolue que la transition vers un régime démocratique soit achevée dans le délai de 18 mois annoncé par le CMT à compter du 20 avril 2021 ».
Le CPS insiste sur le respect de ce délai « en affirmant catégoriquement qu'aucune forme d'extension de la période de transition prolongeant la restauration de l'ordre constitutionnel ne saurait être acceptable pour l'UA ».
Le CPS exige aussi un partage du pouvoir avec le gouvernement civil, ou encore que les membres de la junte au pouvoir ne se présente pas aux élections.
Cette décision de l'UA avait été annoncée comme imminente depuis plusieurs jours. Puis elle a été repoussée, preuve des difficultés des pays membres de l'Union, dont certains sont opposés aux changements de pouvoir anticonstitutionnels, de se mettre d'accord, entre partisans d'une suspension du Tchad et de sanctions d'un côté, et de l'accompagnement de la transition promise par les militaires de l'autre.
Un Conseil militaire de transition (CMT) de quinze généraux, présidé par un de ses fils, Mahamat Idriss Déby, lui-même général à 37 ans, a pris le pouvoir le 20 avril en annonçant la mort du chef de l'État, tué au front contre des rebelles. Le CMT a immédiatement dissous le gouvernement et le Parlement et abrogé la Constitution tout en promettant des élections « libres et démocratiques » au terme d'une « transition » de 18 mois renouvelable une fois.
La décision de l'UA risque de créer un précédent selon Joseph Kazadi–Mpiana, professeur de droit international à l’université de Lubumbashi et spécialiste de cette institution.
Le CPS insiste sur le respect de ce délai « en affirmant catégoriquement qu'aucune forme d'extension de la période de transition prolongeant la restauration de l'ordre constitutionnel ne saurait être acceptable pour l'UA ».
Le CPS exige aussi un partage du pouvoir avec le gouvernement civil, ou encore que les membres de la junte au pouvoir ne se présente pas aux élections.
Cette décision de l'UA avait été annoncée comme imminente depuis plusieurs jours. Puis elle a été repoussée, preuve des difficultés des pays membres de l'Union, dont certains sont opposés aux changements de pouvoir anticonstitutionnels, de se mettre d'accord, entre partisans d'une suspension du Tchad et de sanctions d'un côté, et de l'accompagnement de la transition promise par les militaires de l'autre.
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