« Pour nous, il n'y aura pas d'élection samedi prochain », affirme Pascal Affi N'Guessan. « Nous », ce sont l'ex-président Henri Konan Bédié et lui-même. Le porte-parole de la plate-forme de l'opposition précise : « Nous nous battrons pour qu'elle ne se déroule pas. Il y aura des barrages, les bureaux de vote ne seront pas ouverts, le pouvoir ne pourra pas déployer des dizaines de membres des forces de l'ordre dans chaque bureau de vote et il sera impossible d'organiser une élection sereine, digne de ce nom, qui sera reconnue par la communauté internationale. »
Au président Ouattara, qui accuse l'opposition d'être derrière les violences qui ont causé la mort de plusieurs dizaines de civils depuis deux mois et demi, Pascal Affi N'Guessan répond : « Les morts ont commencé à partir du moment où Alassane Ouattara s'est déclaré candidat [le 6 août]. C'est lui qui est la source de l'instabilité. Il se conduit de façon tyrannique et despotique. Et ce sont ses miliciens qui attaquent. »
Un tête-à-tête Ouattara-Bédié est-il encore possible ? « À cause de la crise de confiance, on a dépassé le stade du tête-à-tête, mais Henri Konan Bédié est d'accord pour un dialogue sous la facilitation d'une personnalité africaine hors Cédéao », répond l'opposant ivoirien. De bonne source, l'ancien président Bédié aurait approché l'ONU pour proposer comme facilitateur un ancien chef d'Etat d'Afrique de l'Est.
Bien que Pascal Affi N'Guessan et Laurent Gbagbo président deux courants opposés du Front Populaire Ivoirien (FPI), le premier veut croire que ses divergences avec le second sont en train de s'aplanir. « Après la destruction par le feu de ma maison de Bongouanou, il y a quelques jours, Laurent Gbagbo m'a appelé », révèle Pascal Affi N'Guessan. « Au FPI, c'est lui le chef, mais s'il décide de promouvoir une nouvelle génération d'hommes politiques, je suis disponible », ajoute l'ancien Premier ministre, qui ne cache pas son ambition de succéder à Laurent Gbagbo à la tête d'un FPI réunifié et qui se dit favorable - comme Alassane Ouattara - au rétablissement d'une limite d'âge pour les candidats aux futures élections présidentielles.
Au président Ouattara, qui accuse l'opposition d'être derrière les violences qui ont causé la mort de plusieurs dizaines de civils depuis deux mois et demi, Pascal Affi N'Guessan répond : « Les morts ont commencé à partir du moment où Alassane Ouattara s'est déclaré candidat [le 6 août]. C'est lui qui est la source de l'instabilité. Il se conduit de façon tyrannique et despotique. Et ce sont ses miliciens qui attaquent. »
Un tête-à-tête Ouattara-Bédié est-il encore possible ? « À cause de la crise de confiance, on a dépassé le stade du tête-à-tête, mais Henri Konan Bédié est d'accord pour un dialogue sous la facilitation d'une personnalité africaine hors Cédéao », répond l'opposant ivoirien. De bonne source, l'ancien président Bédié aurait approché l'ONU pour proposer comme facilitateur un ancien chef d'Etat d'Afrique de l'Est.
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