De gauche à droite, André Kagwa Rwisereka (chemise kaki) vice-président du Parti vert démocratique du Rwanda, Frank Habineza (C ) président du Parti vert démocratique du Rwanda et Eric Kayiranga (D) Photo: www.igihe.com
André Kagwa Rwisereka avait reçu des menaces de mort tout comme le président de son parti. Le Parti démocratique vert, créé il y a un peu moins d'un an, rassemble des transfuges du FPR, le Front patriotique rwandais au pouvoir depuis 1994. Mais le mouvement n'a jamais réussi à obtenir sa légalisation, ce qui l'a empêché de présenter un candidat à l'élection présidentielle du 9 août prochain. Très critique à l'égard du régime de Paul Kagamé, le Parti vert dérange manifestement les autorités. A sa création le leader du Parti vert avait expliqué que l'objectif était de mettre fin à la peur des Rwandais et d'arrêter un système où les idées d'une seule personne ou d'un seul parti dirigent le Rwanda.
Des sources indiquent qu'André Kagwa Rwisereka, propriétaire d'un restaurant bar à Butaré, critiquait le régime et sensibilisait les étudiants qui fréquentaient son établissement. Ces derniers mois de nombreux observateurs constatent une radicalisation du pouvoir rwandais qui refuse d'ouvrir tout espace à l'opposition et étouffe la liberté d'expression. Les journalistes sont devenus des cibles : l'un d'entre eux a été tué le mois dernier. Et dans l'armée des hauts gradés ont été mis aux arrêts. L'ancien chef d'état-major, le général Kayumba, parti en exil, a fait l'objet tout récemment d'une tentative d'assassinat en Afrique du Sud.
Des sources indiquent qu'André Kagwa Rwisereka, propriétaire d'un restaurant bar à Butaré, critiquait le régime et sensibilisait les étudiants qui fréquentaient son établissement. Ces derniers mois de nombreux observateurs constatent une radicalisation du pouvoir rwandais qui refuse d'ouvrir tout espace à l'opposition et étouffe la liberté d'expression. Les journalistes sont devenus des cibles : l'un d'entre eux a été tué le mois dernier. Et dans l'armée des hauts gradés ont été mis aux arrêts. L'ancien chef d'état-major, le général Kayumba, parti en exil, a fait l'objet tout récemment d'une tentative d'assassinat en Afrique du Sud.
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