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Le HCCT installé: Macky arme Ousmane Tanor Dieng et les hauts conseillers



«Le peuple sénégalais, cohérent dans ses aspirations et attaché aux vertus républicaines, a approuvé, lors du référendum du 20 mars 2016, le projet de modernisation de notre système démocratique. L’une des innovations majeures de cette réforme a été la promotion de la gouvernance territoriale par l’instauration du Haut conseil des collectivités territoriales», a déclaré le Chef de l’Etat lors de la cérémonie d’installation du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT). 

Et de poursuivre : «Cette institution de la République doit donc être le creuset d’une véritable démocratie participative, territoriale, puisée dans nos traditions démocratiques. Voilà qui nous vaut aujourd’hui cette cérémonie officielle d’installation du HCCT». 

Se disant «toujours été convaincu, dans cet esprit, qu’il nous fallait une institution qui valorise nos énergies territoriales insoupçonnées », le président Sall de rappeler «qu’il avait proposé, en janvier 2013 à Addis-Abeba, aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, la création d’un Conseil des Collectivités locales au sein de l’Union». 
Une proposition qui «partait du constat qu’aucune structure au niveau continental n’avait pour mission de représenter plus de 15.000 collectivités locales africaines. Il fallait donc y remédier pour éviter que la dimension de la gouvernance locale ne soit ignorée dans le processus d’intégration et de prise de décision au sein de l’Union Africaine. C'était également une opportunité de marquer notre adhésion au grand mouvement décentralisateur qui caractérise les démocraties contemporaines». 

«La vingt-cinquième (25ème) session du Conseil Exécutif de l’Union Africaine, tenue à Malabo, en 2014, a, d'ailleurs, validé la création de cette institution qui contribuera à l'ancrage de l'Union dans le vécu des territoires.  Notre pays a proposé d’abriter le siège du Haut Conseil des Collectivités locales de l’Union africaine.  En effet, nous portons un grand intérêt à ce nouvel instrument d’intégration qui apportera une valeur ajoutée aux décisions des Etats », a-t-il rappelé dans son discours. 

«Nous vivons ainsi, avec l'installation du HCCT, un moment important de notre histoire politique et institutionnelle. Aussi, je vous félicite et vous exhorte à mériter, avec la conscience élevée du sacerdoce, la confiance du peuple sénégalais. La force d’une institution réside, avant tout, dans l'engagement des femmes et des hommes qui l'animent. Vos expériences diverses et votre disponibilité sont, je le sais, des gages pour faire du Haut conseil une institution forte, efficace, dynamique et utile dans la construction d'un nouveau modèle de gouvernance territoriale, solidement adossé aux besoins des populations », a souligné le successeur de Wade. 

Macky Sall est «d'autant plus confiant que », a-t-il tenu à préciser à l’endroit des hauts conseillers : «Vous avez, à la tête de l'institution, un homme engagé et pétri de culture d'Etat». «Monsieur le Président du Haut conseil des collectivités territoriales, Monsieur Ousmane Tanor Dieng, je mesure le poids du défi qui pèse sur vos épaules. En vous, ma confiance est totale. Votre parcours exemplaire, vos qualités reconnues d'homme d'Etat et votre haute idée du service public vous confèrent tous les atouts pour faire assumer au Haut conseil sa responsabilité dans la formulation d’avis, à l’attention du Président de la République et du Gouvernement, sur les politiques de décentralisation, d’aménagement et de développement du territoire», a-t-il soutenu. 

Selon les propres termes du Chef de l’Etat, le HCCT «vient consolider notre édifice républicain et enrichir notre architecture institutionnelle, support de notre ambition d’émergence». «Par sa vocation, ses missions et sa composition», l’Institution renforce «la participation active des acteurs territoriaux à la définition, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques publiques territoriales», élargit «les espaces de dialogue, de consultation et de concertation dans le processus de prise de décisions qui engagent la vie des collectivités territoriales». 

Il répond «ainsi à la forte demande, devenue un impératif, d'une meilleure inclusion des citoyens dans l'identification des besoins, la définition des priorités, la conception et la mise en œuvre des politiques de décentralisation». 

«C’est pourquoi, instruit par l'expérience vécue du contact direct avec les populations, je reste toujours convaincu que la politique doit être l'expression de ce que vivent et veulent les citoyens. Nous devons garder constamment à l'esprit les préoccupations des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs; des jeunes, des femmes. Les mutations des sociétés contemporaines ont fait émerger de nouvelles demandes citoyennes, celle de la démocratie participative, celle de l'association des territoires à la gestion de leur destin grâce à de nouvelles formes de lien avec l'Etat central, mais aussi celle de l'écoute attentive des aspirations profondes des populations à la base. C'est en écoutant celles et ceux au nom de qui nous gouvernons que nous pouvons prendre des décisions justes et conformes aux intérêts de toutes les composantes de notre société. En cela, le Haut conseil des collectivités territoriales est un pilier essentiel dans la formulation des politiques de décentralisation grâce à ses avis inspirés par le vécu propre des collectivités territoriales… », a-t-il par ailleurs formulé avant de déclarer installé le HCCT. 




Mardi 1 Novembre 2016 - 11:32



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