Le juge chargé des dossiers de corruption chez des responsables publics du Nigeria a lui-même été accusé de corruption, selon des documents présentés à la justice et consultés samedi 3 février par l’Agence France-Presse.
Danladi Umar a été accusé par l’agence nigériane anticorruption, la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), d’avoir exigé 10 millions de nairas (22 300 euros) d’un suspect « pour un service ultérieur en relation avec un dossier en suspens ». Le juge aurait aussi reçu en 2012, par le biais de son assistant, 1,8 million de nairas du même suspect « en relation avec le cas qu’il traitait ».
Le juge Umar, qui préside le Tribunal du code de conduite du pays, une cour spéciale chargée de juger les dossiers de fausses déclarations de patrimoine et de revenus, avait acquitté en 2017 le président du Sénat, Bukola Saraki, accusé de corruption lorsqu’il était gouverneur de l’Etat du Kwara, de 2003 à 2011.
C’est lors de cette procédure que les soupçons contre le juge Umar sont apparus avant de s’intensifier avec l’acquittement de M. Saraki. La EFCC a fait appel du jugement et un nouveau procès est prévu pour trois des dix-huit chefs d’accusation initiaux.
Danladi Umar a été accusé par l’agence nigériane anticorruption, la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), d’avoir exigé 10 millions de nairas (22 300 euros) d’un suspect « pour un service ultérieur en relation avec un dossier en suspens ». Le juge aurait aussi reçu en 2012, par le biais de son assistant, 1,8 million de nairas du même suspect « en relation avec le cas qu’il traitait ».
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