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Le secteur informel affecte la croissance et la création d'emploi, selon le ministre Amadou Hott

Si le secteur informel a dépassé 50 % du PIB en 2016 et couvre 97 % du total des entités économiques, selon le dernier recensement des entreprises effectué par l’ANSD, néanmoins ce degré d’informalité affecte considérablement la croissance économique de notre pays. Une situation déplorée mardi par le ministre de l’Economie, M. Amadou Hott. Il présidait un « Forum sur la transformation de l’économie informelle au Sénégal : vers un mécanisme de coordination et de suivi efficace ».



Le combat pour la formalisation de l’informel est capital si le Sénégal veut tirer un grand bénéfice de ce secteur tentaculaire de son économie. Cette problématique posée depuis longtemps reste cependant une préoccupation majeure de tous les acteurs. Alors le forum initié par le Bureau international du Travail et le Haut Conseil du Dialogue Social et le Centre International de Formation sans oublier Wallonie Bruxelles International constitue une tentative de réflexion sur cette question aussi importante que celle de la formalisation du secteur informel.
« Le secteur informel joue un rôle de premier plan dans l’économie sénégalaise. Ce secteur a dépassé 50 % du PIB en 2016 et couvre 97 % du total des entités économiques, selon le dernier recensement des entreprises effectué par l’ANSD. Il joue un rôle de filet de protection et de stabilisation sociales en fournissant des emplois et des revenus à de nombreuses personnes en âge de travailler, mais n’arrivant pas à s’insérer de manière harmonieuse dans le tissue socio-économique formel. C’est dire donc toute l’importance économique et sociale que revêt le secteur informel dans notre pays et les enjeux qu’il suscite », souligne Amadou Hott.

Le ministre de l’Economie ajoute qu’ « au regard du poids du secteur informel, sa contribution dans l’économie pouvait être plus importante avec une meilleure organisation de son activité. En effet, le degré d’informalité de notre économie affecte la croissance et la création d’emplois du fait que les entreprises du secteur informel souffrent d’une faible productivité. Cette situation résulte d’une combinaison de ni- veaux de formation plus faibles chez les travailleurs et d’un niveau de capital physique encore très insuffisant. En conséquence, l’accroissement de la productivité de ce secteur afin de mieux optimiser l’impact de l’activité de ces opérateurs dans la création de richesse, est devenu un impératif dans un contexte où l’Etat souhaite que la croissance durant la deuxième phase du PSE soit portée par le secteur privé ».

Programmes de structuration
La problématique de la formalisation du secteur informel a poussé les pouvoirs publics à mettre en place des programmes de structuration afin de promouvoir une croissance durable et inclusive et fournir des emplois. Il s’agit d’actions fortes en faveur des secteurs de l’artisanat, du commerce, du micro-tourisme et du transport entre autres. Elles tournent autour de la structuration de nouveaux corps de métiers ou le renforcement de ceux existants, de l’organisation des filières clés de l’artisanat de production, de l’implantation d’incubateurs et de zones d’artisanat dédiées, de la création de maisons de labellisation de produits du terroir dans les zones touristiques et, enfin, du développement d’un micro-tourisme à contenu local.

Le facteur bloquant, hélas, c’est la multiplicité des structures et acteurs intervenant dans les programmes de formalisation. le ministre Amadou Hott appelle à une meilleure coordination de leurs actions pour plus d’efficacité. « Cette coordination souhaitée permet d’agir de manière simultanée sur les facteurs d’informalité. Ce forum vise à mettre en place un mécanisme de suivi et de coordination efficace des interventions des acteurs pour la transformation de l’économie in- formelle au Sénégal. Une telle initiative mérite le soutien des partenaires et du Gouverne- ment pour atteindre les objectifs visés » a conclu le patron de l’Economie nationale.

Le Témoin

AYOBA FAYE

Mercredi 18 Décembre 2019 - 10:39



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